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Troubles bipolaires, tout est dans le ventre !

Audrey Ramamonjy  rédigé le 29 mars 2016 à 12h51
Article paru dans le journal nº 34 Acheter ce numéro
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Tirer sur Paul pour tuer Jacques résume l’action de la psychiatrie sur les pathologies dites mentales. La médecine alternative a fait ses preuves par son approche causaliste. Dans le processus de régulation de l’humeur, le rôle de l’intestin est primordial. On parvient à supprimer les symptômes grâce à des mesures simples et efficaces.

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Premier constat, les patients diagnostiqués bipolaires, cyclothymiques ou maniaco-dépressifs restent à ce jour inguérissables par la médecine conventionnelle.

Impossibles à stabiliser, ils sont considérés comme des malades à vie et sont soumis à un suivi psychiatrique et médical contraignant. La prise obligatoire de certains stabilisateurs de l’humeur implique par ailleurs des contrôles sanguins permanents.

Deuxième constat, ce suivi thérapeutique fondé sur la peur déresponsabilise le patient en lui imposant une vision unique de sa pathologie, l’obligeant à suivre un protocole médicamenteux délétère.

Troisième constat, et pas des moindres, le taux de suicide des patients traités et non traités est sensiblement le même, la psychiatrie n’ayant pour le moment pas été concluante.

Une humeur instable

Le bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est alarmant : les troubles bipolaires touchent 2 % de la population mondiale. Le risque suicidaire est élevé : il concerne 15 % des patients.

Selon le manuel de référence de la psychiatrie mondiale : Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-V), un patient atteint de troubles bipolaires présente une fluctuation de l’humeur, entraînant une alternance de phases d’excitation (épisodes maniaques) et de dépression, entrecoupées de périodes de stabilité. Les accès maniaques se caractérisent par une euphorie importante, la créativité est exacerbée et la colère monte facilement, allant parfois jusqu’à la violence. À l’inverse, il entre en épisode dépressif lorsqu’il présente des moments d’abattement et de léthargie.

Le diagnostic psychiatrique étant posé, l’approche pharmacologique cible uniquement le cerveau et repose sur la prescription systématique d’un médicament psychotrope (stabilisateur de l’humeur) ou d’un antipsychotique (neuroleptique).

Cap sur 
le second cerveau

Longtemps ignorée par la médecine occidentale conventionnelle, cette partie du corps commence aujourd’hui à être considérée à sa juste valeur par la communauté scientifique. Le système nerveux entérique, véritable second cerveau, est composé de 200 millions de neurones. En étudiant la relation du couple cerveau-intestin, on s’aperçoit que les deux sphères sont étroitement liées.

Le système nerveux entérique est relié au cerveau par l’intermédiaire du nerf vague, lequel assure la transmission des informations entre les deux systèmes. Notre ventre abrite un véritable trésor composé de 100 000 milliards de bactéries. Il s’agit d’un écosystème fragile, appelé microbiote. La diversité de ce microbiote influence la personnalité, la qualité de l’humeur, les émotions mais aussi la survenue d’un grand nombre de pathologies.

L’alimentation joue un rôle prépondérant dans la répartition du microbiote, dont les populations bactériennes s’adaptent aux habitudes alimentaires des individus. Nous sommes ce que nous mangeons ! Comprendre ce fonctionnement et redonner ses lettres de noblesse à ce second cerveau, c’est envisager le rôle essentiel de l’alimentation dans la survenue des troubles mentaux.

L’intestin malade : dysbiose et porosité

Un raisonnement causaliste permet de comprendre que toutes les affections ont pour origine un déséquilibre du terrain.Lorsque l’organisme subit des comportements alimentaires néfastes, il s’acidifie, se charge en toxines et s’affaiblit.

Dans un premier temps, intéressons-nous au contenu de l’intestin. Nous l’avons vu, la flore intestinale est influencée par la qualité de l’alimentation. Le microbiote s’adapte aux aliments. En présence d’un terrain affaibli et d’une alimentation délétère, les bactéries pathogènes prolifèrent. La flore est alors déséquilibrée.

L’affaiblissement du terrain débute dès la naissance et se fait en plusieurs étapes. Une césarienne prive le nourrisson du contact avec la flore de sa mère. Un allaitement maternel inexistant ou insuffisant empêche la constitution d’une flore équilibrée. Une alimentation non physiologique chargée en toxines engendre la survenue d’infections bactériennes et mycosiques à répétition (les toxines sont les déchets cellulaires des bactéries et levures ainsi que les produits de la dégradation des protéines). Les réponses thérapeutiques inadaptées, comme les antibiothérapies et l’ablation des amygdales et de l’appendice, finissent de dégrader le microbiote. Les affections gastro-intestinales deviennent alors chroniques (constipation, ulcères). Enfin, c’est la dysbiose intestinale, signe précurseur des troubles bipolaires.

Penchons-nous à présent sur l’intégrité du contenant. La muqueuse intestinale produit de la zonuline, une hormone qui régule la perméabilité de l’intestin. Sur un terrain sain, elle permet aux nutriments de passer la barrière intestinale et atteindre le milieu intérieur. Elle est produite en grande quantité lorsque la muqueuse est agressée. Il a été démontré que la consommation de certains aliments et médicaments entraînait une production trop importante de zonuline, en particulier au contact du gluten, de la caséine, mais aussi des pommes de terre, des anti-inflammatoires non stéroïdiens et des médicaments chimiothérapiques.

Lorsque cette hormone est excessivement sollicitée par des agents pathogènes et molécules pro-inflammatoires, l’intestin devient poreux, c’est la porte ouverte à l’absorption des éléments indésirables. L’intoxication du sang et des tissus entraîne alors la survenue des pathologies.

Quatre neuro-
transmetteurs identifiés

L’étude de l’intestin permet de comprendre l’origine des affections. Dans le cas des troubles bipolaires, quatre neurotransmetteurs sont identifiés : la noradrénaline, la sérotonine, la dopamine et l’acétylcholine. Les troubles de l’humeur apparaissent précisément lorsque la synthèse de ces quatre neurotransmetteurs est rendue déficiente par l’affaiblissement du terrain.

L’acétylcholine, le neurotransmetteur des mouvements et de la mémoire, est synthétisée par les neurones cholinergiques à partir de la choline et de la vitamine B5. L’administration d’antibiotiques, en plus de ses effets délétères sur le microbiote intestinal, détruit la vitamine B5.

La dopamine est synthétisée à partir de la tyrosine, un acide aminé apporté par l’alimentation. Une carence en dopamine est caractérisée par une baisse de la motivation, une dépression. En revanche, une augmentation exacerbe la recherche de plaisir et l’agressivité. Lorsque la synthèse de la tyrosine est perturbée, la libération de la dopamine devient irrégulière.

La noradrénaline est synthétisée par certains neurones adrénergiques. Lorsque la synthèse de noradrénaline est déséquilibrée, peuvent apparaître repli sur soi, démotivation, dépression, baisse de la libido, augmentation de l’appétit.

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La sérotonine est synthétisée par certains neurones sérotoninergiques à partir d’un acide aminé, le tryptophane. Elle est utilisée par le cerveau pour fabriquer une hormone, la mélatonine, régulatrice du sommeil. La carence en sérotonine entraîne des comportements impulsifs, voire agressifs, ce qui survient lorsque l’intestin est atteint car elle y est produite à 95 %.

La thérapeutique va s’axer autour de deux pôles : supprimer les aliments responsables de la porosité afin de permettre à la muqueuse de se reconstituer et s’atteler à rétablir l’équilibre du terrain. Cet équilibre est atteint en nourrissant les bactéries saprophytes et en donnant au second cerveau les nutriments nécessaires à la synthèse des quatre neurotransmetteurs en cause dans les troubles de l’humeur.

Aux sceptiques qui affirment que tout est dans la tête, on répond désormais que l’origine des troubles bipolaires se situe ailleurs, comme d’autres pathologies mentales. Rétablir l’équilibre du terrain (l’intégrité de la paroi intestinale et l’assainissement du microbiote) grâce à une alimentation physiologique adaptée représente la seule thérapeutique valable au long cours. Non, tout n’est pas dans la tête, tout est dans le ventre !

Effets indésirables, efficacité très controversée

Voici la liste des traitements les plus couramment prescrits 
et leurs effets indésirables :

Téralithe (carbonate de lithium) : prise de poids, atteintes rénales graves, problèmes cardiaques, neurologiques, somnolence, risques hypothyroïdiens et cutanés.

Abilify (aripiprazole) : comportements suicidaires, accidents vasculaires, atteintes neurologiques, activités motrices involontaires, syndrome malin des neuroleptiques, convulsions, diabète, prise de poids.

Dépamide (valpromide) : atteintes hépatiques, risques de malformations fœtales, pancréatites, syndromes parkinsoniens, troubles digestifs, perte de cheveux, céphalées, diminution des plaquettes sanguines, atteintes rénales, prise de poids, comas.

Depakote (divalproate de sodium) et Dépakine (acide valproïque) : comas, états confusionnels, convulsifs, atteintes hépatiques et pancréatiques, malformations congénitales, troubles du système immunitaire, affections du système nerveux, atteintes ORL, 
gastro-intestinales, rénales, urinaires, de la peau, 
du métabolisme.

Lamictal (lamotrigine) : éruptions cutanées, risques suicidaires, anomalies hématologiques, affections psychiatriques et du système nerveux, atteintes immunitaires, gastro-intestinales, hépatobiliaires, musculo-squelettiques.

Risperdal (rispéridone) : mortalité du patient âgé dément, accidents cérébraux et vasculaires, diabète, prise de poids.

Tégrétol (carbamazépine) : atteintes hépatiques et dermatologiques sévères, risques suicidaires, troubles gastro-intestinaux, endocriniens, métaboliques, génito-urinaires, 
cardio-vasculaires, ostéo-musculaires, réactions allergiques, troubles des organes des sens.

Xeroquel (quétiapine) : risques suicidaires, prise de poids, hypotension, syncope, syndrome malin des neuroleptiques, diminution des globules blancs (leucopénie, neutropénie), affection du système immunitaire.

Thérapeutique alternative

Rétablir l’équilibre du terrain en cinq points :

1. Adopter une alimentation physiologique : riche en minéraux, antioxydants, vitamines, oligo-éléments, acides gras essentiels.

2. Supprimer les formateurs de toxines : gluten, caséine, antibiotiques…

3. Soigner la dysbiose : élimination des éléments pathogènes, apport de fibres, consommation de plantes riches en inuline : racines de bardane, chicorée, pissenlit, topinambour, artichaut, lapacho, chlorophylle (antifermentation, antimycosique, oxygénation cellulaire).

4. Permettre la synthèse des neurotransmetteurs : apport de tryptophane (bananes), vitamine B5, tyrosine.

5. Réparer la muqueuse intestinale : Curcuma, L-glutamine, L-méthionine.

 

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