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Pourquoi il faut maintenir l’équilibre acido-basique

Article paru dans le journal nº 30 Acheter ce numéro

Il est de coutume de rappeler qu’il est essentiel de chercher et maintenir l’équilibre acido-basique. Devant le nombre d’articles apportant des informations parcellaires, voire erronées, un éclairage des raisons de le maintenir et les moyens naturels d’y parvenir s’impose.

L’équilibre acido-basique de l’organisme est indispensable pour maintenir l’équilibre du corps. Le pH sanguin, qui mesure la concentration en acidité de l’organisme doit rester stable, autour de 7,4 (7,38 à 7,42).

Mécanismes

De manière générale, le corps produit de l’acidité. Une production plus conséquente la journée. Quand l’acidité est trop importante, elle est stockée dans les tissus conjonctifs, ce qui permet de garder le pH du sang proche de la neutralité
recherchée.

Cette neutralité acido-basique est une priorité pour le corps, c’est pourquoi le pH sanguin varie peu. Pour rester neutre, le corps stocke ces acides dans le tissu conjonctif s’ils sont trop nombreux pour être tous éliminés dans un temps imparti par les reins et les poumons. On parlera d’acidose en cas de diminution du pH et d’alcalose en cas d’augmentation de celui-ci.

Inférieur à 7 ou supérieur à 7,8, le pH plasmatique provoque la mort. Pour se réguler, il fait appel à la fonction respiratoire, aux reins, au métabolisme des protéines… Les moyens de régulation consistent en la variation de la vitesse de ventilation pulmonaire. En cas d’acidose, le corps augmente la fréquence de la respiration, et réciproquement.

Les reins sont plus lents à réagir, mais ils sont un puissant mécanisme de régulation du pH par excrétion de l’excès d’acide ou de base. Pour maintenir cet équilibre acido-basique, les reins filtrent l’acide urique du sang et les poumons expirent le gaz carbonique. À noter qu’un bon équilibre acido-basique protège les reins et est indispensable en cas d’insuffisance rénale, de plus en plus répandue.

Si la respiration et les reins sont dépassés, l’organisme pompe les sels minéraux dans les os riches en minéraux alcalins, provoquant l’affaiblissement de la masse osseuse.

La nuit, la production d’acide diminue. Les tissus conjonctifs pourront alors éliminer leur excès d’acide dans le sang pour l’éliminer ensuite par les reins et les poumons. C’est une période de nettoyage.

Le rôle des minéraux

Le rapport étroit entre l’équilibre des minéraux et l’équilibre acido-basique a été démontré. Les sels minéraux de magnésium, de calcium, de potassium et de zinc sont consommés et éliminés en cas de métabolisme acide.

- Le magnésium et le calcium sont indispensables au métabolisme énergétique et à celui du système nerveux, des muscles et du cœur.

- Le potassium permet les contractions musculaires et le travail cardiaque.

- Le zinc agit sur les phanères en général, les ongles, les cheveux, la peau et le système immunitaire.

Les substances alcalines les plus assimilables sont celles qui se rapprochent de la composition naturelle des fruits et des légumes, dans lesquels les teneurs en minéraux ont un rapport 3/2 pour le calcium et le magnésium, favorable à
l’organisme humain.

Les causes de l’acidité

Plusieurs aliments, le stress et les régimes peuvent être des causes d’acidification de l’organisme.

L’alimentation actuelle (comprenez déséquilibrée) contribue à une acidose métabolique légère, favorisant les carences en minéraux. Ainsi, une alimentation riche en viande, en graisses et en sucre et pauvre en minéraux, à laquelle s’ajoutent le manque d’exercice (ou au contraire, l’excès de sport), le stress et les cures d’amaigrissement sont des facteurs d’hyperacidité.

Le facteur âge joue également un grand rôle dans ce déséquilibre. La charge acide du métabolisme augmente avec l’âge à cause de l’affaiblissement de la fonction rénale. Pour contrer cette hyperacidité, le corps récupère des minéraux alcalins comme le magnésium et le calcium des os. Conséquence, les cartilages finissent par s’user, favorisant l’apparition de l’ostéoporose et de l’arthrose. On note souvent
l’apparition de perturbations du système immunitaire, des allergies et des infections chroniques. Or les maladies
chroniques renforcent l’hyperacidité.

Au sujet des régimes protéinés ou du jeûne : le jeûne entraîne une augmentation de la perte de protéines, de glucides, d’eau et de minéraux, ce qui provoque une acidose de régime. Lors de régimes riches en protéines, on provoque une surcharge de l’organisme en acides métaboliques due aux protéines contenant du soufre. Ce sont surtout les reins qui sont mis à contribution dans ces cas. Il faut alors consommer beaucoup de fruits et de légumes riches en sels minéraux pour alcaliniser l’organisme.

Certaines habitudes augmentent les risques d’acidification : la cuisson à plus de 100 °C (friture, grillade, cuisson au four), le raffinage du sucre, des farines, des pâtes, du riz et du sel, les huiles extraites à chaud ou chauffées. Les aliments complets et issus de l’agriculture biologique sont une protection contre l’acidose.

D’autres facteurs délétères s’ajoutent pour acidifier le corps : les fermentations intestinales dues à des mauvaises combinaisons alimentaires, une mastication incomplète, le stress, le surmenage, le manque de sommeil, la fatigue ou encore le manque d’exercice.

Conseils et règles

Les fruits contiennent peu de calories et de sodium, mais beaucoup de minéraux alcalins comme les citrates, du potassium en quantité et un rapport calcium magnésium particulier. Biologiquement, l’organisme humain est habitué à ce spectre naturel de minéraux. Il faut ainsi favoriser les bananes, pommes, poires, pêches, dattes et autres fruits sucrés moins acidifiants comme les canneberges, les kiwis et les agrumes.

De tous les aliments, seuls les légumes feuillus ou colorés sont véritablement alcalinisants. Brocoli, épinards, germinations et haricots figurent parmi les meilleurs- exemples.

Les graines sont en général plus alcalinisantes que les noix, parmi lesquelles la moins acidifiante est de loin l’amande, suivie de la noix du Brésil et de coco. Évitez cependant les arachides. Les noix germées gagnent en minéraux et donc en potentiel alcalinisant.

Concernant les viandes et les légumineuses, les protéines qu’elles contiennent sont une source particulièrement importante d’acidité, au-delà d’un gramme par kilo de poids corporel. Notez que les protéines des viandes renferment davantage de soufre que les protéines végétales, ce qui en fait une source d’acide sulfurique importante.

Consommez avec modération les produits laitiers si vous avez tendance à souffrir d’acidité.

Quelques règles de base sont par ailleurs indispensables. Il faut éviter les fermentations intestinales, dues à des combinaisons alimentaires. Il faut mastiquer longuement les aliments, éviter de manger trop chaud, manger suffisamment de crudités et d’aliments crus et surtout respecter les temps de digestion (trois heures).

Divers facteurs feront qu’un aliment alcalin ne sera plus alcalinisant, mais acidifiant (la cuisson à plus de 100 °C, le raffinage, la fermentation…). Les fruits et les légumes de saison doivent être cueillis à maturité. Il faut faire germer les graines qui s’y prêtent (soja vert, fenugrec, alfafa…) ; les aliments complets ou semi-complets seront préférés ; les fruits crus doivent être pris seuls et une heure avant les repas pour éviter les flatulences ; des produits de bonne qualité et bio si possible seront sélectionnés.

Solutions au quotidien

Nous vous conseillons de privilégier les substances alcalines alimentaires, en particulier des fruits et légumes. En outre, prendre des compléments alimentaires comprenant des sels minéraux sous forme de citrate et en bon équilibre permet de combattre et de prévenir l’acidose.

Des études ont montré que le citrate de potassium empêche la perte de calcium via les reins et la détérioration des os. Dans une autre étude, on a démontré aussi que la structure des os s’améliorait significativement. Le citrate de potassium augmente ainsi non seulement la masse mais aussi la stabilité osseuse.

Les citrates de calcium et de magnésium sont évidemment aussi importants pour l’ossification. D’autant plus qu’ils sont beaucoup mieux assimilés par le corps que les carbonates.

La vitamine D améliore l’assimilation des minéraux et protège des maladies cardiovasculaires et du cancer.

Le citrate d’ammonium ferrique est l’additif alimentaire E381, utilisé comme régulateur de pH. Il se présente sous la forme d’une poudre rouge-brune ou verte très soluble dans l’eau.

Certaines plantes ont une action alcaline. La prêle et la spiruline ont un rôle extrêmement efficace, riche en sels minéraux. Elles luttent contre l’ostéoporose et la déminéralisation. La coriandre est pour sa part très alcalinisante.

Certaines plantes peuvent être prises en infusion. Les plus riches en minéraux sont l’avoine, l’ortie, la fleur de sureau ou encore le pissenlit… En tisane, elles remplacent avantageusement le thé ou le café générateurs de nervosité et d’acidité.

Une composition utile contiendra des citrates de potassium, de calcium, ferrique ammoniacal et de magnésium, du zinc et de la vitamine D comme complément alimentaire. Très utile en cas de manque de minéraux dû au stress ou à l’alimentation lors de régimes et de cures d’amaigrissement, ou encore en cas de perturbations de l’équilibre minéral et acido-basique. Le complexe ALC Complex reprend ces éléments en complétant avec de la prêle, de la spiruline et de la coriandre.

En résumé

Lutter contre l’acidification est particulièrement utile dans certaines situations. Les combinaisons d’une alimentation riche en légumes, peu de viande, une hygiène de vie saine associée à des compléments de sels minéraux alcalinisants et à certaines plantes permettent de garder un équilibre acido-basique beaucoup plus durable.

Se tester et repérer les symptômes

Il est possible d’acheter en pharmacie du papier pH permettant de tester le pH urinaire. Si le pH est très souvent ou toujours inférieur à 7 ou 7,5, cela signifie que votre organisme est surchargé en déchets métaboliques acides, avec pour conséquences, entre autres, le ralentissement du métabolisme, l’aggravation des inflammations, l’épuisement du système nerveux, la prolifération des bactéries et des champignons ou le dérèglement de la flore intestinale. Un état d’acidose peut provoquer des symptômes plus précis comme les crises de gouttes, la polyarthrite, des renvois acides (régurgitations), des brûlures d’estomac, des ulcères, des calculs rénaux et vésicaux, des douleurs sciatiques… Une liste non exhaustive.

Quelques aliments très acidifiants

On peut citer le riz blanc, les pâtisseries, les graisses et les huiles raffinées (graisse animale, huile végétale, beurre…), l’alcool (vin, bière…) ou encore les sucres. Ces derniers comptent parmi les aliments les plus acidifiants, car une partie des glucides se changera en acide lactique dans l’organisme. Cela est vrai en particulier pour les sucres raffinés. Les sucres non raffinés comme le sucre de canne biologique, le sirop d’érable ou la mélasse verte sont moins acidifiants. Les boissons gazeuses sont par ailleurs particulièrement toxiques.


 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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