Voir tous les numéros

Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous

Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous

C'est le printemps, canalisez la montée de sève

Clément Pierre  rédigé le 09 mars 2016 à 17h49
Connectez-vous pour devenir référent « Prévention »

Répondez aux membres du site

  • Canaliser-le-printemps-alternativesante.frCanaliser-le-printemps-alternativesante.fr
Article pARU dans le journal nº 33 Acheter ce numéro
Créez une alerte sur le thème « Prévention »




4.25
5 avis
Icône d'impression

Depuis quelques jours déjà, sous nos yeux, la nature se transforme. Ce processus de « réveil » que nous datons – en bons occidentaux cartésiens – au 21 mars, a en fait démarré chez les plantes dès les derniers jours de décembre. Est-il trop tard pour entamer une cure de printemps ? Non, car tant que notre esprit n’a pas pris conscience de l’arrivée du printemps, toute cure est inutile. En revanche, il est désormais temps de passer à l’acte.

C'EST LE PRINTEMPS : CANALISEZ LA MONTÉE DE SÈVE



Vous allez déborder d'énergie, attention !

C'est connu, dans la tradition populaire, le printemps est le temps du grand nettoyage. Ce qui vaut pour les maisons, la literie et les étables vaut aussi pour le corps. Les toxines accumulées pendant l’hiver sont de toutes sortes. Il y a celles qui proviennent des abus alimentaires (alcools, sucreries, graisses), il y a celles qui proviennent du manque d’exercice, il y a celles enfin qui proviennent de la combustion par l’organisme, des calories qui avaient été stockées en automne : de la suie en quelque sorte.

La cure de printemps doit donc, en effet laisser une large part aux plantes qui vont drainer nos différents organes. Mais le printemps n’est pas seulement une « négation de l’hiver », c’est également la saison-clé de la vie. Et à ce titre, la montée de la sève s’accompagne de nombreux dangers. Elle favorise l’agressivité, l’impulsivité et privilégie l’action par rapport à la réflexion. Elle perturbe en même temps la stabilité du noyau familial et social.

Les ressources alimentaires que la nature met à notre disposition au printemps sont le reflet de cette « dualité » printanière. Dans les champs et dans les bois apparaissent de nombreuses plantes aux fonctions drainantes ou nettoyantes. Une multitude de jeunes pousses gorgées de nutriments sortent de terre. Elles apportent une nouvelle énergie, elles en débordent même. C’est par exemple le cas des bourgeons dont les chevreuils se gavent au point d’être... en état d’ébriété. Les choix alimentaires du printemps du printemps devront donc être pratiqués avec précaution, plus qu’à toute autre saison.

Commencez par quelques jours sans farineux et protéines

L'assiette-santé du printemps idéale se compose de 60 % fruits et légumes, 20 % protéines
et 20 % féculents. Mais pour commencer, il faut veiller, pendant quelques jours, à éviter les farineux et les protéines et laisser au corps le temps de faire le ménage pour éliminer les toxiques de fermentation putride qui stagnent un peu partout dans les intestins. Dans un deuxième temps il faut s’attaquer au rééquilibrage des acides. Pour cela il faut leur apporter des aliments alcalinisants, vivants, bien mastiqués, tels que les légumes frais (crus, hachés tout fin ou mixés crus) et les céréales (amaranthe, blé, kamut, millet, quinoa, teff...) de préférence germées.

Filez au marché, mettez dans votre panier (bio)

Asperges
Elles ont des vertus dépuratives puissantes provenant des sucs qui possèdent un pouvoir purificateur du sang. L’asperge draine le foie et contient de "l'asparagine", une substance sulfurée acide diurétique. Elle est reminéralisante et tonique.

Artichaut
Il s’agit bien d’un aliment alcalinisant qui rééquilibrera les effets acidifiants d’une alimentation riche en aliments carnés. L’artichaut contient de l’inuline qui stimule les bactéries intestinales, fortifie et épure le foie, accélère le flux biliaire et fait baisser le cholestérol. La phytothérapie utilise les feuilles pour soigner les maladies du foie et de la vésicule biliaire. L’artichaut permet de combattre la constipation liée à l’insuffisance hépatique.

Endive
Les substances amères de l’endive sont essentielles au bon fonctionnement de l'organisme pour maintenir l'équilibre métabolique du système digestif, désintoxiquer l'organisme et favoriser la régularité intestinale et fortifier le système immunitaire. Diurétique, laxative,
sa richesse en potassium favorise une bonne épuration rénale.

Poireau
Ses propriétés diurétiques indéniables s’expliquent par la présence de glucides spécifiques, les fructosanes, et un rapport potassium/sodium élevé. Pris sous forme de bouillon, ou même en tant que légume, le poireau facilite donc l’élimination rénale. Grâce à sa teneur élevée en fibres, il régularise le fonctionnement intestinal : pectines et cellulose agissent en synergie pour stimuler en douceur les mouvements de l’intestin.

Cresson
Aliment de haute valeur nutritionnelle, le cresson peut renforcer très efficacement la teneur en vitamines et en minéraux de l'alimentation. Une portion moyenne d'environ 75 g permet en effet de fournir la moitié de la quantité journalière recommandée pour la vitamine C et la vitamine B9, la totalité de la provitamine A, 15 % du calcium, 13 à 23 % du fer et 5 % du magnésium.

Epinard
Ses qualités nutritionnelles sont réelles et son intérêt vitaminique incontestable. Un plat d’épinards apporte au moins 8 mg de provitamine A (le besoin quotidien est de 3 à 5 mg), et en moyenne 30 à 40 mg de vitamine C (pratiquement la moitié de l'apport quotidien conseillé).

Oignon
Son action diurétique est due semble-t-il à la présence des fructosanes, des glucides particuliers, abondants dans le bulbe et probablement au rapport élevé potassium/sodium. Très riche en vitamine C, l’oignon est une bonne source de soufre (responsable de sa saveur et de son odeur typiques). On note aussi des teneurs importantes en potassium, en zinc, en phosphore, calcium, et en oligo-élément sélénium, qui favorise les défenses immunitaires.

Carotte
Remarquable détoxiquant, excellente pour le foie et le tube digestif, la carotte potentialise la fonction rénale. Elle a une forte teneur en bêta carotène (provitamine A) transformé par l'organisme en vitamine A, active dans la croissance, la vision, les défenses immunitaires, le vieillissement et les rides.

Bette à cardes
La bette à cardes se compose de deux parties, les feuilles et les tiges aussi nommées côtes ou cardes. Les feuilles de bette à cardes sont laxatives et diurétiques
Les côtes de bettes, crues sont excellente source de vitamine C et A, de magnésium et de potassium, calcium et fibres.

Chicorée rouge
Les substances amères (inuline) et la haute teneur en minéraux (phosphore, calcium) et en vitamines (B et C) de la chicorée rouge ont une grande importance sur le plan de la physiologie diététique. Elle est un bon fortifiant pour la vessie, le foie et les reins.

Radis noir
Le radis noir est un excellent draineur du foie et de la vésicule biliaire. Il favorise l’élimination des déchets et toxines et rétablit un fonctionnement harmonieux de ces organes.
On l’utilise pour soigner les troubles hépatiques et biliaires.

Concombre
Du fait de sa teneur élevée en potassium, et de son très faible taux en sodium, le concombre favorise le drainage de l’organisme, et la bonne élimination rénale : un rapport potassium/sodium élevé est en effet diurétique. Cette action est accentuée par la présence de certains sucres (pentosanes, hexosanes). Le concombre contribue par ailleurs efficacement à couvrir le besoin minéral de façon très équilibrée : chlore, phosphore, calcium, magnésium, fer et zinc. Attention : la texture particulière du concombre le rend parfois difficile à digérer par des personnes ayant un système digestif sensible.

Petits pois
Leur richesse en glucides, en fibres et en protéines en fait un aliment énergétique qui n'élève que modérément le taux des glucides dans le sang. Le petit pois est en effet une bonne source de protéines végétales (14 % de l'apport quotidien recommandé), de fibres (6 g aux 100 g), efficaces pour stimuler la motricité intestinale et lutter efficacement contre la tendance à la constipation.

Pour ce qui est des fruits, il vous faudra encore attendre avant de consommer des cerises (diurétiques), des fraises (reminéralisantes) ou de la rhubarbe (régulatrice de l'intestin), vous devrez donc vous contenter, pendant quelques semaines encore, des oranges et des citrons.

Orange
L’orange est naturellement stimulante pour l’organisme, et pas seulement pour son action vitaminique. Ses acides organiques naturels excitent les sécrétions digestives, et facilitent une bonne assimilation des aliments. Malgré sa saveur acidulée, elle possède une action inverse, alcalinisante : ses acides organiques se combinent dans l’organisme avec les minéraux, et libèrent des bases capables de compenser les déchets acidifiants en excès. Elle a donc une action rééquilibrante. Mais n’en abusez pas pour ne pas grever vos réserves de minéraux.

Citron
Malgré sa saveur acide, le citron n’est nullement acidifiant pour l’organisme car il est riche en potassium qui, lors de son métabolisme, libère des résidus alcalinisants. Il faut noter aussi les apports intéressants en calcium et en fer, substances d’autant mieux assimilées que dans le citron, elles sont accompagnées de vitamine C et d’acides organiques

Sortez de chez vous pour glaner une cure dépurative

L'ortie
S’il n’y a qu’une plante à glaner dans les bois, c’est bien elle. Riche en fer, silicium, calcium, chlore, magnésium, manganèse, potassium, soufre et zinc, l’ortie est reconstituante, dépurative et diurétique. Ce n’est pas pour rien que les jeunes pousses faisaient partie des cures de printemps jadis si populaires. En potage ou préparées comme des épinards, car l’ortie perd ses propriétés urticantes en cuisant et quand elle est mouillée.
La vraie bonne démarche au printemps, c’est de commencer par une cure de sève, de bourgeons ou de jeunes pousses…

Le bouleau
Nous avons déjà consacré un article sur l’intérêt de la sève de bouleau (Betula varicosa) et sur la bonne manière de la prélever directement sur l'arbre. Rappelons simplement que ce merveilleux liquide favorise un drainage rénal en douceur. Une cure de 10 à 20 jours de sève de bouleau à raison d’un petit verre chaque matin fortifie la fonction rénale et épure tout l’organisme. Si vous n’avez pas la possibilité de recueillir à la bonne date cet élixir de jouvence, vous pouvez en acheter sur internet (rendez-vous sur ce site).

Mais le bouleau offre deux autres remèdes : sa feuille et son écorce. Au tout début du printemps, choisissez plutôt l’écorce que vous ferez bouillir 5 minutes. 1 cuiller à café pour une tasse avant chaque repas. Certains trouveront que son goût est un peu amer. Indication : dépuratif et fébrifuge. La feuille par contre sera plus douce et aux vertus dépuratives et diurétiques. Elle favorise l’élimination des chlorures, de l’acide urique et de l’urée.

Le pissenlit
Quand on parle de dépuratif et de système urinaire, on ne peut passer sous silence le Taraxacum dens leonis dont le nom populaire est devenu son nom habituel, et qui indique si bien son action sur la fonction urinaire. Cette plante pourrait tenir la palme des dépuratifs pour sa double vertu sur le système urinaire et hépatique. On disait du pissenlit qu’il rinçait le filtre rénal et essorait l’éponge hépatique. C’est vrai que cette plante sera recommandée face aux congestions et insuffisances hépatiques, surtout quand elles se traduisent par des insuffisances circulatoires, des problèmes de peau ou des calculs. En herboristerie, on utilisera sa racine en infusion de 10 minutes (jusqu’à 40 grammes pour un litre chaque jour sur 5 à 10 jours),mais on n’oubliera pas la cueillette de printemps des feuilles de cette salade qui dépurera notre corps tout aussi efficacement tout en apportant des vitamines A, B et C et nombre d’oligo-éléments.

Le tamier
Lors d’une cueillette de plantes sauvages, si vous habitez dans le sud de la France, sur un sol calcaire, vous rencontrerez peut être de jeunes pousses de tamier (Tamus communis). Ses jeunes pousses sont un purgatif puissant et se consomment cuites à la vapeur et incorporées dans une omelette par exemple.

La busserole
C'est une plante de montagne dont les feuilles sont des dépuratifs doux qui exercent sur les reins un effet sédatif et antiseptique. La busserole est souvent associée dans les formules amincissantes pour ses vertus diurétiques douces et renforcer ainsi l’action des plantes dépuratives et amincissantes.

L'achillée millefeuille
Si vous ne la connaissez pas, regardez sur internet pour l'identifier, mais il y en a partout (prairies, petits bois et terrains-vagues). L’achillée est connue pour réguler et nettoyer le sang, stimuler la diurèse et le foie, fortifier le système nerveux et stimuler l’immunité. On lui reconnaît aussi des vertus hormonales. Nous sommes en présence d’une plante qui harmonise la gestion de l’énergie dans le corps, et sera donc forte utile en infusion de quelques jours au printemps.

En termes de santé, le printemps est sans doute la saison où l'alimentation et la cueillette des plantes sauvages offrent une aussi grande diversité de remèdes actifs et puissants. Et on ne peut être que fasciné par sa remarquable capacité à nous proposer ce dont nous avons besoin, au moment où nous en avons besoin. Le soutien d'un tel médecin ne se refuse pas alors prenez votre panier et sortez de chez vous. Votre médecin vous attend.

Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com
tags sur la thématique : Prévention seve de bouleau nettoyage de printemps

Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous

Publicité pour Annuaire Thérapeutes

Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous

;