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Cette page comprend deux articles :

- le premier concerne l’intolérance au gluten et aux produits laitiers (caséine, lactose)

- le second concerne l’ensemble des intolérances alimentaires

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ET SI NOUS ÉTIONS TOUS INTOLÉRANTS
AU GLUTEN ET AUX PRODUITS LAITIERS ?

Encore un article sur le gluten et le lait ? Pfff !

Une énième liste de conseils nutritionnels ? Des milliers d’articles ont été écrits sur le sujet, des tonnes de bouquins, et je présume que vous connaissez suffisamment le sujet.

C’est ce que je croyais aussi avant de rencontrer Marion Kaplan. Cette bionutritionniste intarissable (on peut l’écouter en conférence sur Internet) et prolixe (17 livres à son actif) a été la première en France à dire haut et fort les dangers que le gluten et les produits laitiers font planer sur notre santé. Plus de dix ans après, les régimes sans gluten et sans produits laitiers font presque partie des mœurs. Mais comme Marion Kaplan a toujours un temps d’avance, je suis allé à sa rencontre pour pêcher une idée de sujet. Et je n’ai pas été déçu !

Marion Kaplan m’a décontenancé par son énergie, sa force de conviction et par ses arguments. On peut ne pas être d’accord avec elle mais, si cette spécialiste a raison, cela éclaire d’un jour nouveau notre vision de la santé et remise au rayon des vérités dépassées, quelques doctrines…

Encore une théoricienne… pas tout à fait, parce qu’elle m’a indiqué comment vérifier sa théorie par moi-même avec un test que tout le monde peut faire et un petit protocole de soins !

Tous malades de nos intestins

C’est une antienne mais une vérité têtue. Notre organisme est envahi par un nombre croissant d’agents de destruction : bactéries, pesticides, OGM, eaux polluées, toxiques… En outre notre système digestif est assailli de substances protéiques (gluten, caséine…), de sucres (lactose, fructose…) et d’ingrédients douteux dont l’alimentation industrielle use et abuse. Et notre physiologie n’est pas faite pour la plupart de ces produits.

L’invention de l’agriculture et de l’élevage est un phénomène récent dans l’histoire de l’humanité. Que pèsent 10 000 ans face à 6 ou 7 millions d’années ? Pas étonnant que notre système digestif, encore assez semblable à celui du chasseur-cueilleur, ne se soit pas encore habitué à des apports massifs de gluten, de céréales modifiées et de produits laitiers, depuis une centaine d’années seulement...

Ainsi Marion Kaplan affirme que nous sommes presque tous céliaques, la plupart du temps sans le savoir. L’intolérance au gluten et à la caséine (la deuxième accompagnant la première) se retrouverait dans 70% de la population européenne tandis que 60% d’entre nous seraient intolérants au lactose.
Et, cerise sur le gâteau, la fermentation intestinale serait la première cause de mortalité dans le monde occidental. Ce serait pour Marion Kaplan, « le fruit pourri d’une inflammation bactérienne qui grossit dans nos ventres à force de ne pas manger ce pour quoi nous sommes prédisposés »…

Le microbiote est le centre de la santé

Notre ventre abrite l’équivalent de 2 kg de bactéries (100 000 milliards), c’est notre microbiote (« flore intestinale ») et celui-ci serait donc le plus souvent déséquilibré. Là résiderait la source principale de nos maladies selon Marion Kaplan.

L’ancienne élève de Kousmine a toujours été à l’avant-garde du savoir. Et si elle s’est toujours intéressée au gluten et au lait, ce n’est pas que pour des raisons scientifiques mais parce qu’elle a souffert une grande partie de sa vie et depuis l’enfance. Migraines, dépression, troubles bipolaires, fatigue chronique, constipation… cette cinquantenaire épanouie n’a recouvré la santé que récemment. C’est donc son expérience personnelle qui lui a fait chercher les meilleurs spécialistes et les bonnes solutions. Et toujours avec pragmatisme. Ce qu’elle affirme, elle l’a donc expérimenté et validé sur elle-même et nous invite à faire de même.

Pourquoi attendre d’être malade ?

L’intolérance alimentaire a longtemps été ignorée par la médecine officilelle, ce n’est plus le cas. Mais on la diagnostique rarement car la réaction de l’organisme n’est pas toujours immédiate. Alors forcément, personne ne va faire le rapprochement entre les ballonnements, colite, gaz ou la fatigue, l’insomnie, la migraine et cet aliment que vous avez ingéré avant-hier.

Qu’il s’agisse du gluten, de la caséine, du lactose, du fructose, etc., les intolérances peuvent tout aussi bien passer inaperçues, sans aucun signe digestif apparent. Sauf qu’un jour surviendra peut-être une maladie plus lourde et qui fera le lien ?

Je ne sais pas jusqu’à quel point elle a raison mais je remarque que nous souffrons tous plus ou moins de troubles digestifs et je ne connais personne qui n’ait un jour été ballonné et incommodé après avoir mangé du pain ou bu du lait.

Alors pourquoi attendre d’être malade pour vérifier si l’on est ou non intolérant alimentaire ? Pourquoi ne pas vérifier tout de suite notre compatibilité physiologique, au moins avec le gluten et le lactose qui sont à l’origine des deux grandes intolérances dont souffre l’humanité ?

Une réalité à la télé mais pas dans les cabinets

La maladie céliaque a été découverte après la Seconde guerre mondiale, quand on a vu réapparaître – avec la réintroduction du pain et des farines  dans l’alimentation – des maladies qui avaient temporairement disparu. Elle fait, depuis, l’objet d’un déni (les vieux médecins la reconnaissaient mieux). On préfère sans doute entretenir l’ignorance : trop d’intérêts économiques sont en jeu (sans gluten, que fera-t-on de tous ces boulangers, tous ces ouvriers, tous ces agriculteurs ?).
Il n’y a donc guère que les médias pour en parler et c’est ainsi que l’on a glosé tout l’été sur l’intérêt des régimes sans gluten après que Jo-Wilfried Tsonga a révélé lors de Roland-Garros suivre un régime sans gluten…

Pour Marion Kaplan, la France a deux siècles de retard sur les Etats-Unis où la maladie céliaque est communément reconnue et combattue. Les accros de la série TV Dr House connaissent finalement mieux le « Leaky gut syndrom » (syndrome de perméabilité intestinale) que les médecins.

Si vous êtes céliaque, n’attendez pas qu’on vous diagnostique, ce sera trop tard

Si vous comptez sur la « médecine de prévention » des médecins-conseils de la Sécu, on vous dira que vous êtes céliaque une fois que vos intestins seront complètement « foutus » et votre santé avec.

Vous ne vous en serez pas aperçu parce qu’il ne vous sera pas venu à l’esprit de faire le lien entre votre maladie de Crohn, votre recto-colite ou que sais-je encore et le gluten.

En réalité il n’existe pas de meilleur moyen médical de confirmer cette maladie que la recherche systématique d’haplotype HLA.

L’haplotype HLA : le moyen de vérifier que l’on est céliaque

Le système HLA (antigènes des leucocytes humains) a été découvert et mis en place par l’immuno-hématologiste Jean Dausset, ce qui lui a valu le Prix Nobel en 1972. A l’image des sous-groupes sanguins, cette carte d’identité tissulaire, valable toute notre vie, est formée par dix sous-groupes tissulaires, appelés « locus », répartis en cinq couples (2A, 2B, 2CW, 2DR et 2DQ). On appelle cette carte « l’haplotype HLA ».

Voilà un outil fort intéressant que ceux qui ont fait un don de moelle connaissent : c’est par cet examen biologique que l’on assure la compatibilité donneur-receveur. C’est surtout par cet examen que l’on confirme une suspicion de maladie auto-immune et également une suspicion de maladie céliaque.

Seulement voilà, c’est compliqué. Si vous êtes bien avec votre médecin, demandez-lui de vous prescrire un« typage HLA groupe I groupe II totaux « suspicion de maladie auto-immune » ». Il faut qu’il écrive précisément ce texte car ainsi, la Sécu ne devrait pas l’embêter et en plus l’examen sera remboursé : cela ne vous coûtera que 50 euros (sur 350 euros environ).

Mais il faudra aussi qu’il apprenne à interpréter les résultats de l’examen. Cette carte des facteurs de sensibilité immunitaire (qui peuvent donner des milliards de combinaisons) est non seulement difficile à lire (peu de médecins ont appris à le faire) mais aussi dangereuse à interpréter : certains médecins le savent pour avoir eu à subir les tracasseries de l’Ordre des médecins et des instances disciplinaires de la Sécurité Sociale à cause de cela.

Il y a bien un laboratoire spécialisé en France qui fait des analyses mais je ne vous révèlerai même pas son nom ici, de peur de lui attirer des ennuis. Connectez-vous sur la page Facebook d’Alexandre Imbert pour en savoir plus.

Ainsi vous saurez immédiatement. Pas comme Marion Kaplan, qui, elle, a dû attendre près de 50 ans…

Vous l’êtes sûrement !

Vous ne pouvez pas demander un typage HLA ou vous ne voulez pas le faire ? Soit. Mais pour votre santé, vous pouvez faire quelque chose de simple : changez vos habitudes alimentaires. Vous en aurez le cœur net. Cela demande pas mal de volonté, de temps et… d’imagination, mais c’est faisable.

Alors partez en vacances en Chine…

Pour savoir si l’on supporte ou non le gluten et les produits laitiers (je rappelle que l’intolérance au gluten va de pair avec l’intolérance à la caséine), on peut toujours s’en priver sur une période test d’au moins 3 mois.
Pour le gluten, il faut éliminer pains, pâtes, pizzas, pâtisseries… mais aussi la plupart des préparations industrielles qui en contiennent (du potage jusqu’au surimi). Idem pour le lait, les produits laitiers et les produits qui contiennent du lactose sous forme cachée (charcuterie, produits de régime, glaces…). Ce n’est pas si simple et c’est même un vrai casse-tête quand on sait que 95% des médicaments contiennent du lactose en excipient et qu’il suffit de traces pour relancer les symptômes de l’intolérance.

Pour se donner toutes les chances de réussir ce test, Marion Kaplan suggère de faire comme si l’on partait en vacances en Chine. Là-bas il n’y a quasiment pas de produits laitiers et pas de pain, pas de gluten ou à peine, seulement pour les touristes : les Chinois mangent principalement du riz, du canard, du poisson et des légumes. Donc pendant 3 mois, mangez comme là bas.
Marion Kaplan vous dira que vous pouvez aussi manger de la volaille bio, poissons, crustacés, fruits et légumes de saison, oléagineux, légumineuses… vous avez encore le choix.

Dans l’huile ou le riz il n’y a pas de gluten. Si vous voulez manger des céréales, faites votre choix entre riz, quinoa, sarrasin et c’est tout. Ne vous compliquez pas la vie… de toute façon on mange trop de céréales.

Et au petit dèj, Marion ? « Une banane, avec du citron, 1 cuillère à soupe d’huile de lin (ou de noix), des baies de Goji ou ce que l’on veut, des graines type amandes, noix d’Amazonie… en alternance ».

Je ne développe pas plus ce sujet car on pourrait parler pendant des heures avec Marion Kaplan tant elle est persuadée qu’elle jette les bases d’une nouvelle nutrition que l’avant-garde de la médecine a baptisée « Immunonutrition ». Elle est inextinguible.

Mais retenez une chose : ne suivez pas ces conseils en victime mais appliquez les de façon responsable.

Nous avons tous intérêt à désinfecter nos intestins

On a tendance à ramener les allergies alimentaires à un simple problème de digestion, de ballonnements, d’inconfort. Pour Marion Kaplan, la fermentation intestinale qui se traduit parfois par ces simples symptômes, est un véritable fléau.

Elle rappelle que les bactéries commensales nourrissent nos cellules épithéliales, défendent notre organisme en activant notre système immunitaire et participent à l’équilibre de notre système nerveux entérique, notre « deuxième cerveau », en travaillant de concert avec les 200 millions de neurones qui câblent ce dernier.

Il n’est pas absurde de penser qu’une alimentation inadaptée « enflamme » ce microbiote et que toutes sortes de bactéries se mettent alors à produire des toxines qui vont perturber le système immunitaire au niveau de l’intestin grêle : en rendant la paroi intestinale perméable ces toxines entraînent le passage de fragments de bactéries et d’aliments mettant sens dessus dessous notre système immunitaire. Celui-ci vit alors en état d’alerte permanent d’où des inflammations chroniques. D’où chez beaucoup de personnes des troubles digestifs quasi permanents, d’où des gingivites, des insomnies, des troubles de la mémoire… D’où, au stade le plus grave, une maladie mentale, auto-immune, du diabète ou un cancer…

Des remèdes qui doivent déranger de gros intérêts…

Marion travaille depuis plusieurs années avec un chercheur, le Dr Bruno Donatini, grand spécialiste des champignons médicinaux. Ces recherches ont abouti à la mise au point de plusieurs remèdes qui étaient, jusqu’ici, commercialisés par la société Mycoceutics. Mais comme ce labo est sous le coup d’une plainte pour exercice illégal de la pharmacie, il n’est plus possible de les commander (voir également la page Facebook d’Alexandre Imbert)

Devant ce genre d’intimidation, Marion Kaplan a bien raison de parler fort. Et même si elle exagère un peu, même si on ne va pas tout soigner en éliminant gluten et lactose et en désinfectant son ventre, si ces quelques conseils permettent à l’un de vous de faire l’économie d’un parcours long et compliqué, s’ils peuvent feiner une maladie auto-immune ou briser le cercle vicieux de la fatigue chronique, alors j’aurai bien fait de lui donner la parole.

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INTOLÉRANCES ALIMENTAIRES, C’EST UNE VRAIE ÉPIDÉMIE

De plus en plus de consommateurs sont obligés de se tourner vers les produits sans gluten, sans caséine, sans additifs alimentaires, sans oeufs. Preuve de l’explosion de cette demande, l’apparition de rayons entiers de produits « sans gluten » ou « sans caséine » dans certains hypermarchés et dans les boutiques bio.

On ne compte plus le nombre de jeunes mamans qui découvrent que leur nourisson ne supporte pas le lait. On constate aussi qu’un nombre de plus en plus important de personnes âgées présentent désormais des intolérances à des aliments qu’elles supportaient parfaitement autrefois. Quelle est l’origine de cette épidémie ?

La paroi de nos intestins est une passoire !

Une intolérance ressemble à un empoisonnement progressif qui résulte de la fragilisation de la muqueuse intestinale(à la suite d’un traitement médical ou d’un stress par exemple). C’est ce que l’on appelle l’hyperperméabilité intestinale. La muqueuse, fragilisée, va laisser passer les moisissures, les déchets, les aliments à moitié digérés qui vont arriver dans le sang sans avoir été identifiés par le système immunitaire. Celui-ci va réagir en libérant des anticorps (IgG) et en mémorisant l’identité de l’intrus. Ainsi, dès que l’on consommera à nouveau l’aliment identifié comme un intrus  l’organisme déclenchera une réaction immunitaire, de plus en plus violente.

Généralement cela se traduit par des problèmes digestifs (ballonnements, douleurs, nausées…) et le médecin pense parfois, dans ces cas, à un problème d’intolérance. Mais cela déborde vite le seul système digestif. Certains souffrent d’un gonflement des lèvres, d’autres, d’un rétrécissement de la gorge ou d’éruptions cutanées. Souvent, c’est plus grave : migraine, diabète, eczéma, psoriasis, insomnie, dépression sont souvent au rendez-vous

L’alimentation moderne nous rend intolérants

La médecine officielle ne se préoccupe que depuis quelques années des intolérances. C’est en partie grâe au travail de chercheurs indépendants et à leur opiniatreté que l’on admet aujourd’hui l’existence de quelques grandes intolérances : à la caséine, au gluten ou aux sulfites. Mais il est clair que très peu de médecins savent traiter ce problème (autrement qu’en vous disant d’arrêter de manger du pain, de boire du lait ou du vin blanc). Et il y a de nombreux autres types d’intolérances, on pourrait même dire que chacun a son intolérance personnelle, à un aliment ou à plusieurs aliments croisés.

Les raisons mêmes du développement des intolérances alimentaires sont rarement connues du corps médical. On sait pourtant que :

  • La fréquence des traitements antibiotiques dès le plus jeune âge, parfois même avant 6 mois, empêche la mise en place d’une flore intestinale efficace et favorise la prolifération de candida albicans ; ainsi, la muqueuse n’acquiert-elle pas sa pleine capacité immunitaire.
  • La détérioration de la qualité des produits manufacturés, notamment par la présence de traces de produits toxiques et l’ajout d’un nombre considérable d’additifs, agresse quotidiennement la muqueuse digestive.
  • La détérioration de l’environnement qui expose à des toxiques volatils, les amalgames dentaires, les vaccins répétés… sont autant de prétextes à une hyperperméabilité de la muqueuse intestinale.
  • La mondialisation de l’alimentation exige de l’organisme une panoplie enzymatique qu’il ne possède pas toujours.
Etes-vous intolérant ? Il y a des tests pour le savoir

Difficile de le dire, car la maladie progresse lentement sans se manifester clairement au début. Mais chaque fois qu’il existe des troubles fonctionnels chroniques, surtout s’ils sont associés à des troubles digestifs, il faut penser à une possible intolérance.

Il y a plusieurs tests qui permettent de découvrir une éventuelle intolérance. Il serait trop long de les exposer en détail ici et je vous renvoie aux liens suivants qui vous permettront de faire votre choix :

- La technique Imupro 300 consiste en un prélèvement sanguin dont d’infimes quantités vont être mises en présence de 266 aliments ou additifs. Seuls les aliments courants sont pris en compte. Le prix est élevé : 490 €

- Le Cytotest de l’association Stelior teste 51 aliments et 21 additifs. C’est une forme réduite du test précédent. Son prix : 150 € auxquels il faut ajouter la cotisation à l’association (50 €).

- La méthode Immogenics est basée sur le dosage du taux sanguin en IGF1 (insulin-like growth factor 1) vis-à-vis de 115 aliments à partir d’un prélèvement de 20 ml. Cela coûte assez cher : 500 €

- La kinésiologie la biorésonance et la morathérapie partent du principe que « tout est inscrit dans le corps », le thérapeute fait donc réagir le corps à la seule évocation du nom des aliments. Seul inconvénient : le thérapeute doit être formé aux nombreux pièges que pose le testing musculaire. Pour trouver un thérapeute, rendez-vous sur le site annuaire-therapeutes.com

Faire son propre diagnostic, mon cher Watson

Il est possible de déterminer par soi-même les aliments auxquels on est intolérant, mais cela demande une certaine discipline comme au cours de toute enquête policière.

  • Le premier point à observer est où, quand et à quelle fréquence surviennent les troubles post-prandiaux ?

A la maison, au restaurant d’entreprise, chez des amis ? Au petit-déjeuner, à midi ou le soir ? Si vous avez plusieurs réponses, ne conservez que celle qui est reliée aux troubles les plus pénibles pour vous. Par exemple, tous les matins au petit-déjeuner.

  • Dans un second temps, décrivez de façon la plus précise possible, ce qui vous fait souffrir.

Par exemple : « J’ai peine à terminer mes tartines, je suis prise d’une extrême lassitude, je ne me sens pas bien dans mon corps sans que je puisse bien dire ce qui ne va pas, je me sens lourde. Si je ne vais pas me laver de suite, je vais me recoucher et je me rendors, cela m’invalide beaucoup dans mon travail ! »

  • Troisième étape : Que mangez-vous et que buvez-vous habituellement ?

Ex : « Deux tartines d’un pain semi complet que je recouvre d’une margarine diététique. Quelquefois de confiture d’oranges amères, mais c’est rare. Je bois un demi bol de thé noir parfumé à la bergamote ou de tisane, agrumes le plus souvent. »

  • Quatrième temps :« De ces aliments, lequel ou lesquels sont les plus connus pour être responsables d’intolérance alimentaire ? » 

Dans notre exemple, le pain qui contient du gluten. Dans ce cas, il faut prendre limiter le prochain petit déjeuner aux deux tartines habituelles et ne boire que de l’eau en accompagnement. Si les symptômes apparaissent comme tous les jours, l’étau se resserre !

  • Cinquième temps, vérification par le contraire.

Dans l’exemple choisi, le malade doit acheter pour le lendemain matin, soit un pain sans gluten, soit un pain de châtaigne. Et de ne boire que de l’eau comme la veille. Là, enfin tout se passe bien. L’intolérance au pain et probablement au gluten est quasiment certaine.

  • Sixième temps, adoption d’un régime d’exclusion de l’aliment à tous les repas.

La confirmation est alors apportée. Dans notre exemple, quand le patient mange chez lui, il ne présente plus aucune gêne, il est efficace dans son travail dès la fin du petit-déjeuner ; par contre, quand il lui arrive de manger une quiche ou pizza quand il est invité, les troubles réapparaissent immédiatement.

Nous venons de relater une enquête facile. Le plus souvent, la solution est bien moins évidente, malheureusement.

Se soigner naturellement : le protocole universel

Quelle que soit l’intolérance alimentaire, éliminer l’aliment pathogène de son alimentation est parfois insuffisant. Pour accélérer la rémission, certains compléments alimentaires peuvent être nécessaires. Voici notre protocole :

Six mois d’éviction… c’est long mais nécessaire

La prise de compléments alimentaires ne dispense pas d’un régime d’éviction stricte des aliments incriminés. Cette éviction devra durer pendant un minimum de trois à six mois, voire plus si l’intolérance diagnostiquée est sévère ou s’il s’agit d’une intolérance au gluten ou aux sulfites.

Exclure les aliments étrangers… finis les fruits exotiques

De nombreux thérapeutes recommandent l’exclusion des aliments originaires d’autres climats : pamplemousse, noix de cajou, noix du Brésil, kiwi, fruits tropicaux… Même s’ils ne paraissent pas être les responsables directs de l’intolérance.

Traiter l’hyperperméabilité intestinale… le plus urgent

La prise en compte de l’hyperperméabilité intestinale est essentielle. Tant que la muqueuse est en état inflammatoire, il n’y a aucune chance que l’intolérance cesse. 

On peut pratiquer le régime hypotoxique du Dr Seignalet (pas de produits laitiers, pas de céréales modernes, pas de sucre raffiné, pas de produits cuits à plus de 110°, pas d’acides gras saturés). Le régime Seignalet pourra alors être progressivement élargi afin d’éviter l’installation d’un stress chronique psychologique, facteur de rechute.

Le régime Seignalet est malheureusement difficile à suivre et nécessite de nombreuses privations. Ainsi, les malades le pratiquent avec plus ou moins de sérieux. C’est pourquoi, il est essentiel de compléter ce régime en prenant des probiotiques et du Boswellia serrata. Cela accélèrera grandement la restauration de l’intégrité de la muqueuse intestinale.

Les probiotiques associés aux prébiotiques vont réensemencer l’intestion avec de bonnes bactéries qui vont lutter contre les bactéries nocives (candida albicans).

Boswellia Serrata est le nom scientifique d’un arbre de taille moyenne qui pousse dans des régions arides vallonnées de l’Inde. Son principal usage est celui d’agent anti-inflammatoire. L’extrait de Boswellia contient des huiles essentielles, de la gomme et des terpénoïdes.Parmi ces derniers, l’acide boswellique dont on a montré qu’il a des propriétés anti-inflammatoires, proches de celles des AINS utilisés dans le traitement des maladies inflammatoires.

Avec l’association probiotiques + Boswellia, l’amélioration significative de la symptomatologie digestive sera obtenue en moins de deux mois. 

Se désintoxiquer… pour traiter le fond

Le traitement d’une éventuelle intoxication, notamment aux métaux lourds, est souvent nécessaire. Plusieurs algues et plantes existent et donnent de bons résultats (Laminaria japonica, chlorella, ail des ours, coriandre). Il y a également des compléments alimentaires très efficaces (voir l’article de principes-de-sante.com)

Lutter contre le candida albicans… un hôte indésirable

Lutter contre le candida albicans passe par :

  • Un régime sans sucres, y compris miel, fruits, carottes cuites et pommes de terre.
  • L’éviction de toute autre source de champignons (pain au levain ou à la levure).
  • Certains auteurs rajoutent l’exclusion des produits laitiers ou des céréales…

Il existe aussi des traitements naturels contre le candida albicans qui ont pour nom : Candi Clean, Chlorophyllum, Mycotival.

Lutter contre les radicaux libres… tant qu’il y a des symptômes

La lutte antiradicalaire par la prise de complexes antioxydants doit se prolonger tant que les symptômes persistent.

Lutter contre le stress… sinon l’inflammation persiste

Le stress chronique diminue les réserves en magnésium et ainsi abaisse le seuil de tolérance à la douleur physique et à la souffrance morale, ce qui favorise la reprise du processus inflammatoire. Un cure de malate de magnésium permet souvent de remédier à ce problème.

Un mauvais cap à passer… la troisième semaine !

Le traitement, associé au régime alimentaire expose, au cours de la 3e semaine, au moment de l’élimination en masse des levures par sous-alimentation, à un passage particulièrement pénible, dû à la libération des constituants intracellulaires des levures, notamment protéiques, qui se comportent, dès lors, en antigènes à l’origine de réactions immunitaires. Les signes sont variés : baisse du tonus physique, parfois tendance à la dépression, perte de l’appétit, écœurement facile, teint terne, peau sèche, cheveux atones…

Il est tout à fait possible de réduire, si ce n’est de prévenir cette réaction :

- En relançant la production d’énergie d’une part (Coenzyme Q10 à raison de 200 mg par jour)

- En prévenant les réactions inflammatoires induites par la décharge antigénique (Quercétine à raison de 600 mg par jour).

- En luttant contre les radicaux libres par la prise de complexes anti-oxydants : gluthation réduit ou autre

Ainsi, si vous souffrez d’intolérances, n’écoutez pas ceux qui vous disent qu’il n’y a pas grand chose à faire et que vous aurez à supporter pendant toute votre vie les conséquences de votre intolérances. Si vous êtes dans ce cas, j’espère que cette Newsletter vous aura permis de reprendre confiance.

Pour aller plus loin dans la connaissance de cette affection, je vous recommande de lire le récent ouvrage du Dr Jean-Pierre Willem « Intolérances alimentaires, je ne veux plus être malade ». CE livre vous propose d’engager le processus de guérison, par la compréhension, d’abord, mais aussi avec des conseils thérapeutiques complets. Un message d’espoir pour tous les malades qui pensaient qu’il n’en avaient aucun.

Dominique Vialard

Attention :   Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com

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    14 Commentaire(s)
    1. Michel1606 le 14/1/2014.

      Diagnostiqué, avec le test Imupro, découverte d’intolérances au gluten, oeufs et laitages. En quatre mois j’ai maigri de 9 kg sans autres contrainte que l’arrêt des aliments incriminés et j’ai retrouvé une bien meilleure forme. Diabétique mes injections d’insuline ont baissé de 20%. Si le test Imupro est cher et non remboursé il est infiniment plus rentable que toutes les analyses que je fais tous les six mois sans autres résultats de visites chez les spécialistes et la vente de médicaments qui ne font rien pour la guérison.

    2. Jean-Marc Robinj le 7/1/2014.

      En tant que médecin et enseignant en nutrition diplômé d’un DEA de biologie du vieillissement et d’une maîtrise d’immunologie, je suis très surpris des erreurs de confusion entre allergies et intolérances alimentaires parues dans votre lettre n°8. Aussi, je me permet d’apporter quelques précisions et notions fondamentales permettant de différencier sans ambiguité les intolérances alimentaires des 4 types d’allergies dont 3 types peuvent être liées à l’alimentation.

      Les intolérances alimentaires sont dues exclusivement à des déficits d’enzyme digestive. Elle est due par exemple à un déficit en lactase, en lipase ou en peptidase digestive. Elles sont principalement à l’origine de diarrhées liées à l’indigestion du lactose pour le déficit en lactose ou à l’indigestion de graisse pour le déficit en lipase. Elle n’induit ni phénomène inflammatoire ni réaction immunitaire qu’elle soit de nature allergique ou de nature auto-immune. Il n’y a strictement aucune relation entre intolérance alimentaire et hyperperméabilité intestinale ou auto-immunité. Le traitement d’une intolérance alimentaire se fait principalement par l’apport de l’enzyme corrigeant la déficience enzymatique ou à défaut l’éviction de l’aliment contenant le nutriment non digestible par l’organisme ayant une déficience enzymatique.

      Les allergies alimentaires sont classées entre 4 types :
      • Allergie de type 1 : allergie immédiate, faisant intervenir les Ig E et les mastocytes, principalement d’origine parasitaire, alimentaire ou liée à l’inhalation de pollen, avec une symptomatologie principalement digestive, cutanée, neurologique
      • Allergie de type 2 : allergie semi-retardée faisant intervenir les ig G et les IgM, donnant une thrombocytopénie, une anémie ou une neutropénie
      • Allergie de type 3 : allergie retardée, faisant intervenir les IgG G1, G2, G3 et les Ig M, principalement d’origine virale ou alimentaire, pouvant toucher tous les organes
      • Allergie de type 4 : allergie retardée, faisant intervenir les lymphocytes et monocytes, d’origine virale, parasitaire, alimentaire ou métallique, donnant principalement des infections chroniques, des maladies inflammatoires et auto-immunes telles que la maladie cœliaque, la maladie de Crohn…

      Voici les différences entre les 2 types d’allergies les plus courantes :

      Réactions de type 1
      • pathologie aigüe
      • manifestation immédiate de quelques minutes à quelques heures
      • immunoglobulines E
      • libération d’histamine
      • tests cutanés positifs
      • peu d’aliments concernés
      • traces d’allergènes suffisantes
      • peau et muqueuse atteintes
      • fréquente surtout chez les enfants
      • pour la plupart reconnues sans test
      • rejet de l’aliment par le patient
      • permanente ou définitive

      Réactions de type 3
      • pathologie subaigüe
      • manifestation retardée de quelques heures à 3 jours
      • immunoglobulines G1, G2 et G3
      • syndrome inflammatoire
      • tests cutanés négatifs
      • beaucoup d’aliments concernés
      • dose dépendante
      • tous les organes atteints
      • enfants et adultes
      • allergènes très souvent pas reconnus
      • aliment apprécié
      • rémission possible après éviction de l’allergène

      Les allergies de type 1 sont dépistées par des tests cutanés (prick tests) et la mesure des IgE (Rast). Seules les allergies de type 1 sont prises en charges par les allergologues.
      Les allergies de type 3 sont dépistées par la mesure des IgG (sauf IgG4), en particulier le test ImuPro analysant simultanément jusqu’à 270 allergies alimentaires.
      Les allergies de type 4 sont dépistées par le test Melisa et la recherche d’auto anticorps.

      Les allergies de type 1, 3 et 4 entrainent toutes les trois des altérations de la perméabilité intestinale.

      Les allergies de types 1, 3 et 4 se traitent principalement par l’éviction de l’allergène et la restauration de la barrière intestinale.

      Les intolérances alimentaires et les allergies alimentaires de type 1, 3 ou 4 sont donc pris en charge de manière opposée aussi bien sur le plan diagnostic que celui du traitement.

      Pour information, le produit immuno-regul n’apportant pas d’enzymes digestives n’aura aucun effet dans les cas d’intolérances alimentaires. Néanmoins, conformément à ce qui est écrit sur le site de phyt-innov, il pourrait s’avérer utile dans dans les maladies immunitaires.

      J’espère avoir apporté un éclairage sur ce sujet très important en espérant que vous le diffuserez auprès de vos lecteurs et à Michel Dogna.

    3. Diane le 19/11/2013.

      Bonjour,

      vers mes 16 ans j’ai souffert de migraines atroces quasi quotidienne et de maux de ventre. Je n’associais pas les deux symptômes ensemble. D’autres part j’avais souvent des douleurs aux cervicalles. J’ai vu beaucoup de médecins, j’ai porté des lunettes 2 ans (sans en avoir véritablement besoin), fait de l’acuponcture, suivis des programmes et ingérer des tonnes de médicaments contre les migraines sans reéultat, fait des échographie, pour mes douleurs d’estomac et bien sur me faire traiter de folle parce que j’avais rien.

      C’est finalement un osthéopathe qui m’a dit que j’étais intolérante au chocolat, lait et alcool, (et aujourd’hui je pense aussi que je supporte mal les oeufs).

      C’est insupportable de savoir qu’aucun médecin ni allergologue ni même gastroantérologue ne décèle ce problème et ne veuille vous soigner … Tout le monde s’en fou, on vous clac la porte au nez sans vous apporter de solutions.

      Seuls les osthéopathes arrivent à voir que votre foie est congestioné et vous tire sur les cervicalles. Aujourd’hui j’ai 26 ans et je suis ahurie de voir les conditionnements des aliments en magasin. Il y a du lait partout même dans les épices et dans les paellas. Vous pensez que c’est normal? Tout le monde s’en fiche personne ne regarde les ingrédients, et les industries font ce qu’elles veulent pour alourdir leur produit et le vendre a moindre coût sans se préocupper de foutre en l’air le système digéstif des consommateurs…

      Il parait qu’il y a des tests d’intolérances…. oui a 500€ et en plus qui se contredisent selon les laboratoirs. Vive l’escroquerie. De toute façon savoir que vous êtes intolérants n’apporte pas la solution pour l’arreter… Ma vie a certes changé sans mes migraines…. mais l’handicap se déplace dans l’alimentation ou l’on doit tout contrôler, cuisiner sois même et surtout le plus dur –> résister à la tentation. . .

    4. Rebel le 28/10/2013.

      Bonjour, j’ai lu avec intérêt votre article. La vraie maladie coeliaque touche moins de 1% de la population. Depuis 10 ans s’est créé une montée de la conscience anti gluten de guru et autres naturopathes. Je suis d’accord avec vous sur les dégats humains de la « Junk food »et des problèmes en rapport avec la mondialisation et un environnement moins sain. Au japon surtout mais ailleurs aussi il est possible de manger du seitan ( source de protéines pour végétarien à base de gluten de blé bio). J’ai fais l’expérience avec une personne (45ans)de mon entourage a qui il a été « diagnostiqué » par un naturopathe une intolérance au gluten. Venu pour diner a la maison le repas a été soupe, escalope de seitan avec riz et légumes. Je me suis préoccupé de son étét huit jours plus tard lui révélant le contenu du seitan : aucun trouble ne s’est manifesté.
      En attendant demandons nous a qui profite vraiment la mode du sans gluten?
      Merci

      • Marie le 16/2/2014.

        A nos intestins ?

    5. Nicolas le 22/10/2013.

      Bonsoir à tous,

      Merci pour cet article.
      Depuis un peu plus d’un an, je souffre de douleurs gastriques, intestinaux, etc…
      Après avoir essayer beaucoup de choses (Pariet, etc…) j’ai tout stoppé et passé comme j’avais l’habitude de faire à l’homéopathie. Du bon changement mais toujours des douleurs.
      Voilà 2,5 semaines que j’ai décidé de stopper toute alimentation à base de gluten et lactose.
      Je suis dans ma 3ème semaine et je suis au plus bas.
      Douleur permanente, perte de tonus, etc… sans savoir si cela vient bien de cela.
      Je souhaite tenir bon mais il m’a fallu bcp chercher pour trouver les signes et étapes d’amélioration.
      Merci pour ces infos.
      Nico.

      • Alexandre Imbert le 23/10/2013.

        Tenez bon. On n’a pas besoin du gluten et du lactose pour vivre. Il y a souvent une période d’adaptation assez dure, ne serait-ce que parce que la flore intestinale est bouleversée par votre changement de régime et que les bactérie qui meurent sécretent des poisons qui s’infiltrent dans votre corps en passant par la paroi intestinale. Vous pourriez essayer de faire un traitement contre la dysbiose. Ça aiderait sûrement

    6. wilminie bunce le 21/10/2013.

      Bonjour

      HLAB27 et maladie cœliaque….est-ce lié?

      • Alexandre Imbert le 22/10/2013.

        Pas certain, car il s’agit là d’un problème génétique. Mais il est possible que cet anti-gène ait une incidence sur la flore intestinale

      • Rebel le 29/10/2013.

        HLA B27 = polyarthrite rhumatoïde

        • Christophe le 9/11/2013.

          HLA B27= Spondylartrite ankylosante
          HLA DR4= polyarthrite rhumatoïde

    7. chloé le 20/10/2013.

      L’article est très intéressant! Merci

      Je voulais juste noter quelque chose par rapport au candida albican.

      On sait que c’est un champignon dans les intestins qui se nourrit de sucres. Un nutritionniste m’a fait faire un régime sans fibre et sans sucre pour refaire ma paroi intestinale mais évidemment ça n’a pas marché! Car les protéines sont acidifiantes, irritent les intestins, affaiblissant les émonctoires. Alors que les fruits, bien que sucrés, sont de véritables bombes pour détoxifier le corps, ainsi que les feuilles comme les salades car pleins de chlorophylle.

      Les produits alcalinisants sont la banane (vraiment super, à mager mûr!), les pommes de terre (cuites avec la peau pour réduire son sucre). Et les jus verts sans fibre réparent la paroi intestinale comme un rien! Mais selon, l’état de santé de base ceci peut prendre du temps.

      voilà

      Chloé

    8. Linette le 18/10/2013.

      Bonjour ,

      Votre article m’a beaucoup intéresse , je suis atteinte d’une glossite , dites langue géographique depuis un traitement a la ROVAMICINE lorsque j’étais enceinte de 4 mois ( traitement pour la toxoplasmose ) ça me fait souffrir , les medecins ne savent pas le traiter. ils me disent que ça passera un jour … ça fera 2 ans en Avril !
      Pensez vous qu’un régime comme celui pourrait m’aider ? y a t il des personnes dans mon cas ?
      merci pour votre réponse

      • mh le 3/1/2014.

        bonjour, j’ai vécu pendant plus de 30 ans avec une langue géographique récurrente.
        ma dermatologue ne m’a jamais rien trouvé d’efficace et appelait ses associées pour qu’elles « admirent le paysage » de ma langue !
        mon problème a été résolu lorsque j’ai fait enlever tous mes « plombages gris » appelés amalgames au mercure, mais qui contiennent également du nickel et du cobalt, 2 métaux auxquels je suis officiellement allergiques ( les allergologues ne testent pas le mercure). Cherchez de ce côté là…Bonne chance, car la langue géographique peut être douloureuse et très gênante.

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