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"Face aux maladies chroniques, les polythérapies sont plus adaptées", Pr. Grégory Ninot

Article paru dans le journal nº 62 Acheter ce numéro

Les médecines douces sont de plus en plus plébiscitées, mais peuvent-elles répondre sérieusement à nos soucis de santé ? Le professeur Grégory Ninot et son équipe universitaire montpelliéraine développent des outils facilitant la synthèse des études qui évaluent les bénéfices et les risques des Interventions non-médicamenteuses, ainsi que leur véritable efficacité.

Alternative Santé. Pourriez-vous nous expliquer le choix du nom Interventions non-médicamenteuses (INM) ?

Pr Grégory Ninot. La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié un rapport en 2011 dans lequel elle appelait au « développement de la prescription de thérapeutiques non-médicamenteuses validées ». En 2013, l’Académie de médecine a réclamé une utilisation plus pertinente des thérapies complémentaires. Les Anglo-saxons parlent de thérapies non-pharmacologiques, ce qui me semble plus pertinent. Mais, après un sondage mené par notre équipe, le terme « non-médicamenteux » parlait plus aux Français. Et « intervention » exprime la contribution d’un humain selon un protocole précis. Ainsi, chaque intervention non-médicamenteuse existe par le biais d’un homme ou d’une femme (psychothérapie, acupuncture, programme de sport adapté, massages, etc.).

Vous êtes enseignant et chercheur, pourquoi vous attacher à évaluer des médecines alternatives ?

La France a concentré ses efforts sur la recherche fondamentale, autrement dit la science des problèmes. Or, tandis que le chercheur se focalise sur l’action d’un neuromédiateur dans une zone du cerveau de la souris, il oublie la globalité et les interactions avec l’environnement d’une maladie comme la dépression. Un mouvement scientifique récent, en particulier en France, veut rétablir l’équilibre entre recherche fondamentale et appliquée. Cette recherche pragmatique, appelée « interventionnelle », prend de plus en plus d’ampleur en France. Étudier les solutions est devenu tout aussi important que la recherche sur les problèmes.

Vous avez créé un laboratoire en ce sens. Quelles en sont les motivations ? Les buts ?

J’ai soutenu une thèse, en 1998, qui comparait les bénéfices sur la santé de différents programmes d’activité physique. L’université de Montpellier m’a encouragé à créer des équipes de recherche puis des laboratoires s’intéressant à l’évaluation des INM. En parallèle, nous avons lancé avec des collègues, en 2011, la plateforme collaborative d’évaluation des programmes de prévention et de soins de support (plateforme universitaire CEPS). Elle est consacrée aux méthodologies d’évaluation des pratiques non-médicamenteuses. Il était temps de faire converger des modèles de validation, d’évaluation et de surveillance qui profiteraient à la fois aux praticiens, aux usagers, aux chercheurs et aux formateurs.

Cette plateforme CEPS est un excellent outil pour les professionnels, mais que peut-elle apporter aux usagers ?

Elle développe des outils qui facilitent l’identification des études rigoureuses évaluant les INM. La plateforme organise le congrès annuel iCEPS. Cet évènement accueille chercheurs, médecins, praticiens, associations et fédérations de professionnels des médecines douces. Des sessions grand public et un salon sont proposés. Ces rencontres permettent de partager les preuves d’efficacité et d’innocuité des interventions non-médicamenteuses, d’échanger sur ...

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