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Médecine antroposophique, l’homme est un microcosme 

François Lehn  rédigé le 02 juin 2015 à 15h48
Article paru dans le journal nº 25 Acheter ce numéro
  • Médecine antroposophique, l’homme est un microcosme 
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Inventée au début du XXe siècle par Rudolf Steiner, la médecine anthroposophique ne cesse d’étoffer son arsenal thérapeutique. Médicaments naturels développés selon les principes de la biodynamie, prise en compte des multiples dimensions du patient, cette médecine holistique a plus d’un tour dans son sac pour aider le corps à déployer sa force de guérison.

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La médecine anthroposophique ne cesse de se développer depuis son élaboration, au début du XXe siècle par un génie de son temps, l’autrichien Rudolf Steiner. Docteur en philosophie, auteur prolixe d’une trentaine de livres, il élabora un système philosophique complet- dénommé l’anthroposophie. Cette pratique inclut un système éducatif reconnu en France et véhiculé dans les écoles Steiner, un système d’agriculture, nommé la biodynamie, une gymnastique visant à être aussi bien une éducation du corps qu’un outil thérapeutique (l’eurythmie), et une médecine qualifiée depuis d’anthroposophique.

Dès 1920, Steiner crée la clinique Arlesheim, en Suisse, première clinique pour appliquer ses recommandations et traitements, toujours ouverte aujourd’hui, et fonde le laboratoire Weleda qui, depuis son origine, élabore à la fois des médicaments unitaires (un seul composé présent) et des médicaments complexes mélangeant plusieurs substances.

L’être humain en 4D

Les préceptes de la médecine anthroposophique s’appuient sur des conceptions philosophiques humanistes, considérant l’homme dans sa globalité, et sur des analogies entre l’homme et la nature. Steiner postule que l’homme est à l’image de la nature et que ce qui se trouve à l’extérieur du corps se trouve aussi à l’intérieur.

L’homme dans sa globalité implique qu’il soit considéré selon quatre dimensions qui interagissent.

La dimension physique est celle du corps anatomique et biochimique entendu comme l’ensemble des éléments chimiques quantifiables qui le composent et lui confèrent sa forme matérielle. C’est le niveau de la nature inerte que l’on retrouve à l’état pur dans le règne minéral.

La dimension vitale est la force qui nous traverse tous et qui se définit par la vie. Elle n’est pas une propriété de la matière, mais l’énergie qui permet au corps de garder sa cohésion. L’anthroposophie définit la vie comme l’ensemble des forces qui régissent les fonctions vitales de l’organisme humain comme le métabolisme, la croissance, la régénération et la reproduction. Cette dimension est commune à l’ensemble des règnes vivants mais caractérise plus précisément le monde végétal.

La dimension sensible est celle qui concerne la sensation et la conscience. Nos facultés à nous mouvoir, à sentir, à percevoir, sont propres à la dimension corporelle. Liée à la sensation, la conscience nous aide à structurer et à tempérer la force brute de la vie. Elle est commune à l’ensemble du règne animal.

La dimension de l’esprit individuel est notre capacité à penser et avoir conscience de soi. L’homme se définit aussi comme un esprit individuel enserré dans un organisme, entre la vie et la mort. Son individualité s’intègre dans ses différentes dimensions et va lui permettre d’exprimer son caractère propre à travers la démarche, la posture, la voix, la verticalité, l’équilibre thermique…

Comme une plante inversée

La médecine anthroposophie se penche sur ces quatre dimensions et en ausculte les interpénétrations pour déceler les dysharmonies, source de pathologies. La thérapeutique qui va en découler s’inspire aussi de ce système d’analogie. Par exemple, l’homme peut être vu comme une plante inversée.

Chez l’homme comme chez la plante, on observe une tripartition, c’est-à-dire une organisation en trois parties fonctionnelles. Cette partition permet d’établir des correspondances entre les trois grands principes fonctionnels de l’homme et de la plante. La médecine anthroposophique se sert de ces correspondances pour orienter le choix d’une plante médicinale et la partie de la plante à utiliser pour aider à la guérison face à telle ou telle pathologie.

La racine est vue comme la partie la plus en lien avec son environnement immédiat qu’est le sol et dont elle absorbe les minéraux, l’eau, les composés azotés… Cette dynamique d’intégration et d’absorption la lie avec ce que réalise la tête chez l’homme, ou plus précisément le système neurosensoriel.

Les feuilles sont la partie de la plante qui lui permet de respirer et de réaliser la photosynthèse ; elles sont soumises au rythme du jour et de la nuit.
On retrouve également la notion de rythme dans la disposition des feuilles le long de la tige. Chez l’homme, cela correspond à la fonction cœur-poumon, rythme et respiration.

Enfin, il y a les fleurs, qui sont l’organe par lequel les plantes s’extériorisent par les couleurs, le parfum et la reproduction. Chez l’homme, cette partie correspond à l’abdomen et aux membres.

Ce système de correspondance donne de précieuses informations au médecin pour établir une thérapeutique précise. Pour ce qui est des produits de santé, de soins et des médicaments issus de l’anthroposophie, la palette des possibilités est extrêmement large sous les formes les plus variées, notamment chez Weleda.

Des préparations adaptées

Les matières premières et souches pour les préparations sont essentiellement d’origine minérale, végétale ou animale. Leur origine est rigoureusement contrôlée et toutes les plantes médicinales utilisées sont issues de l’agriculture biodynamique. Ces ingrédients sont ensuite dynamisés selon la méthode homéopathique hahnemannienne.

La correspondance entre les organes des plantes et les fonctions de la plante va même décider de la préparation pharmaceutique des plantes pour en optimiser l’effet thérapeutique. Nous en citons six utilisées par Weleda.

La macération, procédé qui consiste à mélanger des feuilles, des fleurs et autres parties aériennes dans un mélange d’eau purifiée et d’alcool à température ambiante pendant 10 à 30 jours, est
indiqué pour agir sur les maladies liées au système neurosensoriel. Par exemple, un macérat de fleurs d’arnica, de calendula, de camomille d’aconit et de belladone est recommandé.

La digestion, qui consiste à chauffer les plantes fraîches à 37 °C pendant une heure puis à les laisser macérer. En médecine anthroposophique, cette préparation est employée pour agir sur la sphère cardiopulmonaire. Par exemple, avec l’emploi d’un digesté de fleurs fraîches de primevère, chélidoine, églantier et de feuilles de digitales.

L’infusion est une pratique courante qui utilise des fleurs séchées ou des feuilles ébouillantées dans de l’eau et de l’alcool afin d’en retirer les principes actifs. Les infusions sont particulièrement recommandées pour renforcer le système glandulaire et excrétoire, avec par exemple un mélange infusé d’absinthe, de feuilles de sauge et de fleurs de sureau.

À la torréfaction, les plantes sont séchées puis chauffées entre 170 et 200 °C dans un récipient ouvert. Cette méthode permet la transformation de nombreuses substances aromatiques et volatiles. Les souches torréfiées sont utilisées pour le traitement de la sphère digestive et en particulier du foie. Par exemple, en mélangeant et en torréfiant un mélange de tiges de prêle et de graines de café.

La carbonisation va consister à faire cuire les plantes à plus de 200 °C sans apport d’air afin d’obtenir le « squelette » carboné de la plante. Les charbons végétaux sont ainsi obtenus et généralement utilisés en anthroposophie pour agir sur la sphère rénale, notamment avec des charbons de bois de bouleau blanc, de tabac et de racines de camomille.

L’incinération est une combustion à très haute température (+ de 500 °C) qui réduit la plante à l’état de cendres composées des minéraux spécifiques. Ce type de transformation est surtout utilisé dans le traitement des pathologies pulmonaires. C’est le cas avec les cendres de prêle, de lierre terrestre et d’ortie traitée avec du fer, selon la méthode de la végétalisation des métaux.

Le patient face à sa maladie

La thérapeutique anthroposophique ne se limite pas à la prescription de médicaments. La maladie pouvant être due au déséquilibre de l’une des quatre dimensions de l’homme ou de plusieurs en même temps, le médecin, avec le patient, va avoir recours à des moyens thérapeutiques périphériques mais
essentiels. Le choix des thérapies à mettre en place se dessine en fonction de la situation du patient et de ses capacités d’autorégulation et d’autoguérison. C’est l’un des axes majeurs de cette médecine : mettre le patient face à sa maladie et l’impliquer dans ses soins, soit activement par la prescription d’activités, soit par la modification de son régime alimentaire, soit par la prise de médicaments anthroposophiques.

Le patient peut se voir prescrire des solutions de balnéothérapie et d’application externe (cataplasmes et autres) d’huiles et d’essences végétales pour stimuler les processus vitaux de l’organisme : respiration, circulation et régulation thermique pour encourager l’organisme à se réveiller et à lutter contre la maladie. L’emploi de massages rythmiques est aussi recommandé pour relancer la circulation veineuse, dissiper ou concentrer la chaleur et libérer les tensions. En somme, tout mettre en œuvre pour que le corps s’autoguérisse.

Le gui, star de la médecine anthroposophique

L’un des produits découverts et utilisés initialement par les anthroposophes, le gui (Viscum album), est désormais un médicament anticancéreux très prescrit, devenant un traitement quasi systématique dans l’accompagnement des chimiothérapies et autres radiothérapies. Outre-Rhin, c’est l’un des remèdes les plus prescrits en cancérologie : 75 % des patients prennent du gui en injection (réalisée par un professionnel de santé) pour les aider à lutter contre la prolifération des tumeurs, à mieux supporter les traitements, à réduire les effets secondaires et à améliorer leur qualité de vie. Pour mieux connaître l’amplitude thérapeutique du gui, une large étude déployée dans seize CHU en Europe est en cours de réalisation.

Suivre le cycle de la lune

Rudolf Steiner s’est aussi intéressé aux phases de la lune et ses effets sur les plantes, la croissance des légumes, fruits et fleurs et le meilleur moment pour planter, tailler, semer, récolter. Ces préceptes ont donné naissance à l’agriculture biodynamique. Steiner a également indiqué les phases optimales de la lune en lien avec la santé. La nouvelle lune (lune noire) augmente les effets du jeûne et de la détoxification. En lune croissante, l’énergie physique est utilisée pour la mise en route de projets. En pleine lune, on peut avoir des insomnies, de l’excitation : c’est une bonne période pour pratiquer des activités physiques et se dépenser. En lune décroissante, la période est favorable à l’intériorisation et à la réflexion.

 


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