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Nanoparticules : il faut renforcer leur traçabilité, alerte l’Anses

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  • Les nanos, omniprésentes dans notre quotidienLes nanos, omniprésentes dans notre quotidien

Présents massivement dans les produits alimentaires, les cosmétiques ou les médicaments, les nanomatériaux sont censés être déclarés par les industriels français. Or la traçabilité de ces produits, aux effets phytosanitaires potentiellement dangereux, est beaucoup trop lacunaire selon l’Anses.

Depuis huit ans et la loi Grenelle 2, les industriels français ont l’obligation de recenser dans un registre les nanoparticules qu’ils utilisent. Or, ils ne jouent pas vraiment le jeu selon le rapport de l’Anses publié ces jours-ci. L’agence a épluché plus de 52 000 déclarations depuis 2013 et souligne que leur qualité est « extrêmement mauvaise », avec 90 % des données supposées décrire les substances qui ne sont pas exploitables. On a vu mieux comme transparence !

Certes ce recensement a permis de dresser un état des lieux des « quantités non négligeables – plus de 400 000 tonnes - de nanomatériaux produits et importés chaque année ». Mais l’Anses s’alarme d’un dispositif qui montre de nombreuses limites, notant la grande « médiocrité » et le manque de validité des renseignements fournis. Ce qui empêche une traçabilité « complète » de ces nanoparticules qui envahissent pourtant beaucoup de produits incontournables dans notre vie quotidienne jusqu’aux biberons des enfants.

Alors pourquoi le recensement obligatoire de ces substances, loin d’être anodines, n’est-il pas fait correctement ? Entre autres, parce que les autorités ont largement accordé des dispenses aux fabricants qui peuvent facilement s’abriter derrière le secret des affaires, ou alléguer qu’un de leurs fournisseurs n’a pas fourni l’information sur les nanoparticules utilisées. De même, l’Agence souligne également que les utilisateurs finaux comme les distributeurs n’ont pas l’obligation pour le moment de déclarer les nanomatériaux. Face à ces lacunes, l’Anses recommande de revoir les textes réglementaires pour mettre fin à une trop grande confidentialité des données. Elle réclame également un accès des données au grand public et la mise en place de plus de contrôles. Des renseignements cruciaux pour évaluer enfin combien de salariés sont exposés à ces nanoparticules possiblement dangereuses pour leur santé. Ce document, plus résolu dans ses recommandations, fait suite au dernier rapport rendu public en juin 2020 dont Alternative Santé critiquait ici la timidité des préconisations face aux visibles failles réglementaires sur le sujet.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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