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Traitement miracle ou minable ?

Article paru dans le journal nº 97 Acheter ce numéro
  • La France serait le premier pays européen à faire bénéficier ses citoyens du molnupiravir (Lagevrio) de Merck.La France serait le premier pays européen à faire bénéficier ses citoyens du molnupiravir (Lagevrio) de Merck.

Le 25 novembre dernier, le ministre de la Santé, Olivier Véran, s’était réjoui que la France serait le premier pays européen à faire bénéficier ses citoyens du molnupiravir (Lagevrio) de Merck. C’est un comprimé réservé aux personnes risquant de faire des formes graves du Covid-19. On a presque envie de conseiller au ministre de fixer une patte de lapin à sa ceinture et de la toucher à chacune de ses interventions pour lui porter chance. Parce que, là, franchement…

Le molnupiravir sent aussi mauvais que le remdésivir de Gilead. Vous vous en souvenez ? Le remdésivir (Veklury) est un antiviral censé être le médicament miracle contre les formes graves du Covid-19. Il s’est révélé un fiasco total car d’une, il n’a jamais fait aucune preuve de son efficacité si ce n’est à provoquer des effets secondaires graves, notamment rénaux1, et de deux, la Commission européenne s’est fourvoyée en commandant pour 63 millions d’euros de cette bouse. On parle de fiasco, sauf pour Gilead, qui a empoché quelque 900 millions d’euros à travers le monde. Pas mal pour ce médicament, remarquable pour traiter la péritonite infectieuse… du chat, qui ne coûterait en fabrication que 5,58 dollars pour un traitement de six doses, et que Gilead a vendu 2 340 dollars2.

Alors, qu’en est-il du molnupiravir, « affectueusement » surnommé à la rédaction « Moldu-pire-à-venir », et qui a tant réjoui le ministre de la Santé ? Vous le découvrirez en lisant le sujet qui lui est consacré dans ce numéro. Mais d’ores et déjà, nous pouvons dire que même la Haute Autorité de Santé s’est mise à tousser et a refusé de donner l’autorisation d’accès précoce au médoc de Merck. En cause, des « incertitudes majeures sur l’efficacité de ce traitement ». De quoi donner quelques sueurs froides à Olivier Véran qui a déjà commandé 50 000 doses de molnupiravir, pour quelque 35 millions d’euros. Dommage tout de même. Dommage pour le ministre, dommage pour le contribuable, mais surtout dommage pour les infirmières, les aides-soignants, les médecins qui, à bout de souffle, voient là une potentielle prime de fin d’année partir en fumée. Mais, contrairement au ministre de la Santé, le corps médical ne croit plus depuis belle lurette aux miracles.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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