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Antisécrétoires gastriques : effets explosifs

Article paru dans le journal nº 43 Acheter ce numéro

Au cours de l’ulcère gastroduodénal et du reflux gastro-oesophagien, deux types de médicaments sont régulièrement prescrits : les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) et, moins fréquemment aujourd’hui, les antihistaminiques H2. Ces traitements s’étendent souvent sur plusieurs mois, parfois des années. Selon une récente étude, au-delà de deux ans, le risque de développer une anémie par manque de fer est loin d’être négligeable. La raison ? La suppression de l’acidité gastrique limiterait l’absorption du fer. Par ailleurs, en milieu communautaire et hospitalier, prendre ce type de produits expose à un surrisque de gastro-entérites à Clostridium difficile ou à Campylobacter, deux infections résistantes à de nombreux antibiotiques. En France, sont commercialisés les IPP suivants : l’ésoméprazole, le lansoprazole, l’oméprazole, le pantoprazole et le rabéprazole. Quant aux anti-H2, ce sont la cimétidine, la famotidine, la nizatidine et la ranitidine.

J. R. Lam, J. L. Schneider, C. P. Quesenberry, et coll. dans Gastroenterology, novembre 2016. L. Wei, L. Ratnayake, G. Phillips, et coll. : dans British Journal of Clinical Pharmacology, janvier 2017.

 

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