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Andropause : les hommes aussi ont des hormones

Article paru dans le journal nº 16 Acheter ce numéro

Entre 40 et 55 ans, les hommes peuvent éprouver un phénomène semblable à la ménopause chez la femme : l’andropause. Le concept de l’andropause a été moins étudié et certainement moins médiatisé que celui de la ménopause. L’explication est que, contrairement aux femmes, les hommes n’ont pas de point de repère net comme la cessation des règles. Cependant les hommes entre 40 et 55 ans remarquent des modifications à la fois sur le plan psychologique et physique.


Quels sont les signes de l’andropause ?

Autant la ménopause est caractéristique par l’arrêt définitif des règles et de la capacité de reproduction ainsi que par une chute importante des oestrogènes et de la progestérone, autant l’andropause est un phénomène progressif qui évolue lentement en fonction du temps.

L’andropause va donc se caractériser par l’apparition progressive de différents troubles en apparence sans rapports les uns avec les autres mais qui sont tous en relation avec une diminution de l’hormone masculine : la testostérone.

  • Troubles de la sphère uro-génitale

Le symptôme le plus caractéristique est la diminution de l’activité sexuelle due à une perte de désir sexuel (libido) et/ou à des difficultés d’érection (impuissance).

An niveau urinaire, on peut remarquer une augmentation de la fréquence urinaire, principalement la nuit, un jet urinaire plus faible ou des difficultés pour uriner et parfois de l’incontinence urinaire

  • Troubles de l’humeur

Irritabilité, nervosité, anxiété, parfois dépression sont les symptômes psychologiques les plus fréquemment observés. Un manque de tonus psychique caractérisé par un manque de motivation et d’enthousiasme ou le sentiment d’être mal dans sa peau, complète parfois le tableau.

  • Troubles du sommeil

On assiste souvent à une inversion à savoir une tendance à s’endormir pendant la journée et une difficulté à s’endormir la nuit.

  • Troubles physiques

Prise de poids, surtout par dépôt de graisse au niveau abdominal, et perte de masse musculature sont fréquents. Les cheveux deviennent fins et fragiles, la barbe est moins drue et les poils pubiens sont en diminution.

Dosage de la testostérone bio-disponible

Le dosage de la testostérone totale ne renseigne pas sur le degré de déficience androgénique. Seul le dosage sanguin de la testostérone bio-disponible permet de l’affirmer... L’administration de testostérone est indiquée lorsque les taux sanguins d’hormone bio-disponible sont inférieurs à 1 nano gramme/ml.

Mais ce traitement sera toujours initié par un médecin, qui devra effectuer un toucher rectal, une échographie prostatique, le dosage des PSA, de la prolactine et éventuellement de la LH si besoin. Bien qu’efficace, il n’est pas sans inconvénients car bien que la testostérone ne soit pas une substance carcinogène, mais elle peut éventuellement stimuler le développement d’une tumeur préexistante.

Elle peut également modifier les taux de cholestérol total et de HDL cholestérol en cas de prise prolongée. Cette crainte peut conduire le thérapeute à préférer l’utilisation de précurseurs de la testostérone qui ne présente pas les inconvénients et les risques d’une hormone de synthèse prise à long terme.

Testostérone de synthèse : méfiance

La prise de testostérone de synthèse chez l’homme n’est pas anodine non plus. Outre des troubles du comportement (agressivité, comportements sexuels anormaux), la prise de testostérone de synthèse peut également favoriser le cancer de la prostate, augmenter les risques d’accidents vasculaires cérébraux, de lésions des seins et du foie.

L’alimentation

Sur le plan alimentaire il faut d’abord privilégier une cuisine plutôt crue que cuite, avec des aliments frais. Abandonner les viandes au profit des poissons gras sauvages et des volailles. Et éviter les aliments accélérateurs de vieillissement comme les céréales raffinées et enrichies en fer, le pain blanc, les brioches et autres viennoiseries ou encore le riz blanc à cuisson rapide. Par ailleurs, il faut favoriser l’apport d’antioxydants :

  • La tomate cuite : l’allié numéro un de l’andropause

Les végétaux de couleur rouge tels la tomate, la pastèque, le pamplemousse rose, la papaye ou la goyave renferment un pigment de la famille des terpènes : le lycopène. Ce caroténoïde que notre organisme est incapable de fabriquer aurait des vertus sur la prévention de certains cancers et en particulier celui de la prostate. Notons toutefois que le lycopène ne serait assimilable par l’organisme que lorsque le végétal, surtout la tomate, est cuit et accompagné d’un filet d’huile qui en optimise l’absorption.

  • L’avoine pour la libido

L’avoine est un stimulant général, surtout utilisé pour son impact sur la qualité de l’érection. Son action consisterait à libérer la testostérone qui, avec l’âge, aurait tendance à rester prisonnière dans les liaisons protéiques, ce qui la rend du coup moins disponible.

  • Des huiles végétales pour les acides gras essentiels

Les acides gras insaturés jouent un rôle très important dans les mécanismes inflammatoires prostatiques. Selon plusieurs études, ils participeraient aussi à la réduction du volume prostatique qui accompagne l’hypertrophie bénigne de la prostate. Il est par conséquent indispensable d’en consommer sous forme végétale : huiles d’olive, de colza, de noix… mais aussi animale : poissons gras, type sardines, maquereau, saumon, qui constituent une excellente source d’oméga 3, précurseurs de prostaglandines anti-inflammatoires.

  • Des oléagineux et des légumes secs pour le zinc

On trouve du zinc dans les huîtres (80 mg pour 100 g), mais aussi dans les légumes secs (lentilles, haricots, pois secs), les oléagineux (colza, soja, tournesol, chanvre, courge à huile et lin) et les œufs. Le zinc est un super antioxydant. Ainsi une étude américaine a permis de constater que des patients atteints de HBP avec durcissement prostatique ont vu leurs symptômes diminuer de 70 % grâce à une supplémentation en zinc (150mg/ jour) pendant deux mois.

  • Des noix du Brésil et du thon pour le sélénium

Le sélénium joue un rôle important dans l’intégrité des spermatozoïdes et il est l’un des principaux acteurs du métabolisme de la testostérone. Plusieurs études ont mis en évidence son rôle contre le développement du cancer de la prostate dans une population supplémentée. Attention cependant : à fortes doses, cet oligo-élément devient toxique et peut provoquer des convulsions.

Traitement naturel et plantes pour l’andropause

Mieux vaut, pour palier les carences, utiliser des plantes adaptées, qui, se comportant comme des hormones, ont une action favorable sur les symptômes. Dont une action bloquante sur les récepteurs de la testostérone.

De fait, elles luttent contre les troubles andropausiques et préviendraient même l’adénome et le cancer prostatique. Adaptogènes, elles augmentent la résistance au stress et à l’effort physique par action sur les glandes surrénales. Seul réel inconvénient ? Leur abus peut favoriser l’hypertension.

  • Tribulus terrestris

Plante venant des Indes et utilisée depuis des siècles pour les problèmes de libido, d’impuissance et de stérilité. Les dernières études ont montré que le tribulus augmente le taux de testostérone d’environ 30 % sans effets secondaires. Il augmente l’énergie et l’endurance musculaire, améliore la récupération à l’effort et restaure la perte en sodium et en liquides.

Prendre 3 comprimés de 250 mg par jour.

  • Ginseng

Plante utilisée traditionnellement en Orient pour combattre la fatigue et l’impuissance sexuelle. En Occident, le Ginseng est considéré comme un “adaptagène ” c’est-à-dire régulateur du stress psychologique et physique en contrôlant la production de cortisol, l’hormone du stress. Des études démontrent ses effets positifs sur la mémoire, l’endurance physique et la fonction sexuelle.

Il a un effet global de stimulation physique et psychique, et d’augmentation de la résistance au stress psychique. Il permet une augmentation des corticostéroïdes. Il provoque, entre autres actions, un effet oestrogénique périphérique lié à l’action propre du ginseng sur l’axe hypotalamo-hypophysaire et par feed-back. C’est peut-être cet effet qui explique l’action positive du ginseng sur la libido masculine.

Prendre 2 gélules au petit déjeuner. Pendant un mois au moins.

  • Muirapuama

Le Muirapuama est un arbre originaire du Brésil où il est utilisé comme tonique sexuel. Son principe actif est la muirapuamine, un alcaloïde dont des études récentes ont montré son action bénéfique sur la libido et la stabilité des érections durant les rapports sexuels.

Prendre 2 à 4 gélules (dosées à 350 mg) par jour pendant 2 semaines.

  • Mucuna pruriens

Plante indienne, précurseur naturel de la dopamine, le neurotransmetteur dont la carence entraîne de la maladie de Parkinson. La dopamine est antagoniste de la prolactine qui est responsable de certaines hypertrophies de la prostate.

Ses alcaloïdes (mucunine, mucuadinine et prurienine) sont efficaces contre l’oligospermie et ont des propriétés aphrodisiaques. Cette plante augmente également la vigilance mentale et la coordination motrice.

Prendre de 2 à 5 gélules (dosées à 400 mg) avec de l'eau sur un estomac vide

  • Ginkgo biloba

Le ginkgo biloba est bien connu pour ses propriétés circulatoires aussi bien au niveau cérébral que périphérique où il  vasodilate le système artériel et augmente le tonus veineux. Il va donc agir sur la composante vasculaire des impuissances.

Prendre 3 gélules (dosées à 60 mg) par jour

  • Avena sativa

L’extrait d’avoine contient un alcaloïde, l’avénine, qui augmente la production de testostérone. On l’utilise pour améliorer la libido et la qualité des érections. Il permet également d’augmenter les performances musculaires chez les sportifs.

C’est également un stimulant cérébral (défatigant et antidépresseur léger).

Prendre 3 gélules (dosées à 350 mg) par jour

  • L’Éleuthérocoque (« ginseng de Sibérie »)

Il contient des glucosides appelés éleuthérosides, des acides, aminés et des vitamines qui agissent en synergie. Cette plante ,adaptogène est un anti-fatigue remarquable, un oxygénateur, un stimulant physique, intellectuel et sexuel. Elle est également conseillée en cas de surmenage.

Prendre 3 gélules par jour, matin, midi et soir.

  • La Maca (« ginseng péruvien »)

Elle a des propriétés stimulantes sexuelles. Elle est riche en oligoéléments et en précurseurs hormonaux. L’apport de ces éléments entraîne aussi une action équilibrante sur le système nerveux.

Il faut en faire un usage prolongé sur un ou deux mois à raison de trois gélules chaque jour au moins, pour obtenir les meilleurs résultats.

  • La Rhodiola rosea

Employée traditionnellement par les montagnards du Tibet pour ses vertus fortifiantes, cette autre plante adaptogène est un puissant tonifiant mais elle facilite aussi, le soir, la relaxation. On en prendra trois gélules le matin sur 10 à 15 jours renouvelables.

  • Le palmier nain

Le palmier nain est employé en Allemagne depuis les années soixante, sous forme d’extrait lipophile (mis au point par des scientifiques français), pour traiter les problèmes d’hypertrophie bénigne de la prostate.

L’extrait de baies de palmier nain agit en inhibant la 5-alpha- réductase, une enzyme qui catalyse la transformation de testostérone en dihydrotestostérone ou DHT, hormone masculine essentielle au bon fonctionnement de la prostate, mais dont une accumulation excessive peut être une des causes du grossissement de la glande.

Une étude italienne concomitante a constaté une diminution de 50 % du taux de DHT dans les tissus prostatiques grâce à l’administration pendant trois mois de 320 mg d’un extrait de palmier nain. Mieux : le palmier nain, hormis quelques troubles d’estomac mineurs, n’a pas d’effets secondaires indésirables et ne nuit pas à la fonction érectile, contrairement aux remèdes de la médecine allopathique (cet effet secondaire touche environ 8 % des patients).

Et, alors que ces médicaments mettent en général de trois à six mois pour agir et doivent être pris à vie – sinon les symptômes reviennent un mois après en moyenne – le palmier nain agit en six semaines environ et, en cas d’interruption du traitement, les symptômes peuvent prendre plusieurs mois à se manifester de nouveau.

Prendre 3 gélules (dosées à 350 mg) par jour avec un grand verre d'eau.

  • L’ortie

Riche en quercétine, la racine d’ortie soulage les problèmes de miction liés à l’HBP et augmente le flux urinaire. Elle a un effet anti-proliférateur sur les cellules cancéreuses de la prostate avec une réduction de 30% de la croissance de ces cellules.

Prendre 2 gélules (dosées à 300 mg) par jour, de préférence au petit déjeuner. Cure de 2 mois.

Ces deux dernières plantes, associées, vont agir en synergie et amplifier les effets l’une de l’autre.


 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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