Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous

Apnée du sommeil : quand dormir étouffe

Article paru dans le journal nº 34 Acheter ce numéro

Qu’on la nomme syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) ou syndrome d’apnée et d’hypopnée obstructive du sommeil (SAHOS), l’apnée du sommeil est une maladie redoutable. Il y a encore cinquante ans, elle ne concernait que les personnes présentant une obésité extrême. Sa prévalence de nos jours affole les compteurs statistiques. Des faits qui nécessitent d’urgence des réponses.

La reconnaissance des syndromes d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) et d’apnée et d’hypopnée obstructive du sommeil (SAHOS) est récente puisque la première description ne date que de 1956. D’abord baptisée syndrome de Pickwick (du nom d’un personnage de Charles Dickens dans Les aventures de Monsieur Pickwick), l’apnée du sommeil ne concernait alors que des personnes présentant une obésité extrême. Elle est actuellement très médiatisée du fait de sa prévalence croissante au sein des populations de culture occidentale. Le SAOS touche tous les âges de la vie. Caractérisé par des phases de faible ventilation (hypopnée) et des phases de pauses respiratoires (apnées), il provoque une altération des fonctions physiologiques à tous les niveaux de l’organisme, ce qui se traduit pour qui en souffre par une baisse progressive de son état de santé, de sa qualité de vie ainsi que de celle de son entourage.

Des statistiques affolantes

L’importance du phénomène est difficile à quantifier car seuls certains examens permettent d’établir le diagnostic. Une étude a récemment été réalisée en France sur un échantillon d’un peu plus de 12 000 personnes représentatives de la population française, âgées d’au moins 16 ans. Le pourcentage de sujets présentant des signes évocateurs de SAOS est deux fois plus élevé que celui des sujets diagnostiqués suite à un bilan médical (4,9 % versus 2,4 %).

Quelques certitudes toutefois : le SAOS est deux fois plus fréquent chez l’homme que chez la femme toutes classes d’âge confondues, mais affecte de façon égale les deux sexes à partir de 65 ans. Le SAOS est présent en France chez 8 % des hypertendus et 11 % des obèses. Au cours des deux dernières décennies, si la médecine a développé un panel de propositions thérapeutiques qui ont amélioré l’espérance et la qualité de vie, le caractère invasif de ces traitements est un frein à une acceptation par une plus large population.

S’il est probable qu’un certain nombre de facteurs causaux n’ont pas encore été identifiés, d’autres sont encore insuffisamment connus des praticiens. Enfin, même si la situation s’améliore lentement, le recours par la médecine officielle à des pratiques naturelles ancestrales reconnues efficaces est encore trop peu la règle. Un tour d’horizon des connaissances actuelles s’impose.

Un distinguo important

On parle de syndrome d’apnée du sommeil (SAS) lorsque la ventilation fait des pauses (apnées) ou diminue très fortement (hypopnées). Deux grands mécanismes pathologiques en sont responsables. Soit un phénomène obstructif par relâchement des muscles pharyngés qui oblige à faire des efforts pour inspirer. Il s’agit alors du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Soit un trouble du contrôle neurologique de la respiration, trouble qui a été dénommé syndrome d’apnées centrales du sommeil (SACS).

Quelle que soit son origine, le SAS est accompagné de ronflement. Si ronfler peut faire suspecter le diagnostic de SAS, seul l’enregistrement polysomnographique est capable de confirmer le diagnostic. Ce qui permet de différencier SAOS et SACS est l’existence ou l’absence d’efforts respiratoires pendant le sommeil ainsi que leur nombre. Si ces efforts sont habituellement présents au cours du SAOS et absents au cours du SACS, ils participent en diverses proportions au cours des formes mixtes (les mécanismes de ces dernières formes empruntant à ceux des deux précédentes).

Apnée/hypopnée : quelle différence ?

Dans le cadre des syndromes d’apnée du sommeil (SAS), un épisode d’apnée est défini par un arrêt de la ventilation pendant au moins dix secondes. Quant à l’hypopnée, c’est une diminution de l’amplitude respiratoire d’au moins dix secondes
qui est insuffisante à satisfaire les besoins minimaux. Quant à la souffrance tissulaire induite, elle est présente dans les deux cas, mais, bien évidemment, elle est plus importante en cas d’apnée que d’hypopnée.

Pour savoir quel type de dormeur vous-êtes, faites ce test

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous