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Pascale Millier : Les élixirs floraux peuvent être de précieux alliés de santé

Christine Saramito  rédigé le 05 janvier 2016 à 18h24
Article paru dans le journal nº 31 Acheter ce numéro
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La médecine admet de plus en plus les liens entre émotions et immunité. Et ce sont les élixirs floraux qui ont le vent en poupe, emportant dans leur sillage les pharmaciens conventionnés qui commencent à recommander ces remèdes subtils. Un changement apprécié par Pascale Millier notamment, docteur en pharmacie. Elle a délaissé son officine pour se consacrer aux mystères de ces préparations vibratoires solaires qui nous veulent du bien…

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Alternative Sante : l'expérience de la médecine naturelle

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Alternative Santé Docteur en ­pharmacie, vous avez curieusement délaissé votre officine après ­dix-huit ans de pratique. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Pascale Millier C’est grâce, ou à cause de mes enfants. Le premier épisode remonte à 1989. Mon ­premier fils a eu une maladie ­infantile bénigne. C’est terrible à avouer, mais je ne pouvais pas ­imaginer lui donner les ­médicaments que je vendais aux autres. J’ai pris conscience que j’avais peur de l’empoisonner. J’ai contacté un homéopathe qui l’a soigné avec ses granules aussi bien, voire mieux que la médecine ­allopathique. Du coup, je me suis lancée dans des études et j’ai obtenu un DU en homéopathie.

En septembre 1996, enceinte de six mois, je subis une attaque à main armée dans ma pharmacie en plein après-midi. Le traumatisme ne passera qu’avec un élixir ­spécifiquement destiné à la peur pour les autres, en ­l’occurrence mon bébé et mes trois enfants. En 1999, je place ma pharmacie en gérance et je suis mon mari en Angleterre.

Mon troisième enfant le vit mal et fait otite sur otite. Un médecin me conseillera l’élixir d’Elm (orme), pour ce qu’il ­appellera un surmenage auditif lié à une langue étrangère, mais aussi Walnut (noyer) pour ­l’adaptation et Mimulus (muscade) contre les craintes connues. Plus une seule otite. Et sa maîtresse me dit qu’il s’adapte enfin. C’est là que je décide de suivre le cursus de ­formation du Centre Bach.

A.S. Pourquoi devrait-on prendre au sérieux le docteur Bach ?

P. M. S’il a créé des élixirs auxquels on reproche de ne ­contenir aucune molécule, le docteur Bach a ­surtout travaillé avec beaucoup de rigueur ­scientifique. D’abord chirurgien, puis bactériologiste et immuno­logiste, il a mis au point ce que l’on a nommé les sept nosodes du Dr Bach, qui font le lien entre ­maladies et flore intestinale. Il s’est d’abord passionné pour les recherches de Hahnemann, concepteur de l’homéopathie, avant de découvrir les vertus des fleurs. Ses premières recherches sont aujourd’hui ­corroborées par les recherches en immunologie.

A. S. Comment expliquer que les études n’ont pas toujours donné des résultats probants sur les élixirs ?

P. M. Ladite science n’a pas ­forcément envie de mettre de gros moyens dans des domaines qui ne lui rapporteraient rien. Mais des études dans d’autres champs aident à accepter l’idée que les émotions, auxquelles s’adressent les élixirs, méritent réflexion. C’est le cas des approches de physique quantique ou des travaux sur la mémoire de l’eau qui véhicule des informations.

A. S. Mais les liens entre plantes spécifiques et émotions restent encore à éclaircir…

P. M. L’ancienne théorie des ­signatures peut aider, à savoir que telle forme semble pouvoir copier tel organe. La noix ressemble au cerveau, or on sait qu’elle a des effets sur son fonctionnement. Le nom ­passiflore [fleur de la ­passion, découverte en Amérique du Sud, ndlr] a été donné par les prêtres qui y ont vu une évocation de la Passion du Christ.

Connue pour ses propriétés sédatives, elle est aussi capable de pacifier ­l’esprit, de calmer la ­passion pour la transformer en compassion, en amour sans ­sacrifice. C’est ainsi qu’on la donne en élixir. On rejoint là des traditions dans lesquelles ­microcosme et macrocosme sont en correspondance. Mais il y a bien plus que la morphologie. Autre chose que matière et ­biochimie.

A. S. Quelles autres spécificités ont été mises en avant ?

P. M. Seules les fleurs dont Bach a présupposé qu’elles véhiculaient des fréquences vibratoires sont ­utilisées. Délicatement préparées par infusion solaire dans leur milieu naturel et dans de l’eau très pure, elles sont diluées et ­dynamisées. On n’atteint pas les mêmes couches de l’être, même avec une fleur identique. En phytothérapie par exemple, on prend la racine du pissenlit pour ses propriétés toniques.

En homéopathie, on ­utilise toute la fleur qui servira de ­draineur. Et en élixir, on ne prend qu’un peu de la fleur qui est devenue ­plumeuse. Elle ­servira pour ceux qui ont besoin de ­légèreté tout en ­restant ancrés, pour ceux qui font trop d’efforts, qui se crispent. Goethe, avec son approche très complexe du vivant, a inspiré de nouvelles formes de classification botanique, des mises en correspondance de ce qu’on appelle le geste de la plante (racines, tige, feuilles, graines…) et le geste de la personne.

A. S. Les pharmaciens s’y mettent aussi. Est-ce pour faire fructifier leur commerce­ ?

P. M. Disons que les mentalités changent. La psycho-immunologie reconnaît enfin ce que la médecine chinoise sait depuis ­longtemps : émotions et système immunitaire vont de pair. Le docteur Christian Boukaram en a d’ailleurs témoigné, en oncologie intégrative, avec ce qu’il a appelé le pouvoir anticancer des ­émotions. Il faut ici parler de médecine associée, car les élixirs ne sont incompatibles ni avec ­l’homéopathie ni avec l’allopathie.

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A. S. Des études récentes semblent avoir éliminé la ­possibilité d’un effet placebo…

P. M. Pour les Fleurs de Bach, c’est le cas des études Weisglas en 1979, Campini en 1997, Hyland en 2005 et Cram en 2001, la première ­tentative d’enregistrement ­physiologique par branchement d’électrodes. Ces études sont encourageantes et ont bien exclu l’effet placebo. Il y a eu aussi l’étude Nelson en double aveugle, en Angleterre, comparant, sur 111 participants en situation de stress, Rescue Remedy, le plus connu des remèdes d’urgence (en composé), à un placebo.

A. S. Quid des études plus ciblées ?

P. M. Le docteur Ricardo Orozco, ­spécialiste reconnu, a testé des ­programmes de sevrage tabagique et des traitements de fibromyalgies avec les élixirs. En 2007, ­l’université de Plymouth a testé des enfants de 2 à 5 ans et a constaté des bénéfices comportementaux : une diminution d’environ un tiers des cris, des pleurs ou des coups. Il y a eu aussi une étude sur les ­animaux, notamment sur des chiens qui aboyaient ­pendant les orages. La fréquence et la durée des ­aboiements des deux groupes testés ont démontré ce que de nombreux vétérinaires savent déjà, à savoir que les animaux sont sensibles aux remèdes subtils et vivants. Cela ­élimine le facteur : « J’y crois / Je n’y crois pas. »

A.S. J’imagine que la France est à la traîne ?

P. M. Pas facile, dans le pays de ­Descartes. Toutefois, le laboratoire Deva est engagé dans la recherche. Des tests ont été réalisés sur des athlètes lors des JO d’Albertville et de Lillehammer. Ils ont été suivis par des médecins du sport et des ­ostéopathes. Cela a permis la ­création de complexes­ floraux ­spécifiques pour les sportifs. Une autre étude est en cours avec les sportifs du Team Vercors.

Par ailleurs, une étude d’observation a été menée dans deux EHPAD en Vendée. Les soignants ont vite remarqué des effets en termes de joie de vivre, de régénération, de moindre confusion, de baisse de tension ou de troubles cognitifs. On peut encore citer une étude sur ­l’accompagnement émotionnel des vertiges de Ménière, en cours dans une clinique spécialisée. Il est bon d’avancer de façon empirique.

A.S. Bach avait-il anticipé les résistances à son approche ?

P. M. Oui. Il a d’ailleurs toujours dit : « Ne me croyez pas, expérimentez. » Il a dit aussi que si l’approche n’était pas bonne, elle s’éteindrait ­d’elle-même. En Angleterre, on est passé de 80 000 flacons semaine en 1989 à 180 000 aujourd’hui… Neuf millions de fleurs de Bach et du remède Rescue sont vendus chaque année dans les 70 pays qui les commer­cia­li­sent. Et de plus en plus de pays, en ­particulier le Chili, reconnaissent officiellement ­l’utilisation de la ­thérapie florale dans les hôpitaux.

A.S. Parce que le monde évolue, les nouveaux élixirs venus du bush australien, d’Alaska ou d’Hawaï peuvent être utiles ?

P. M. Oui, car chaque époque apporte d’autres questionnements ­émotionnels. Les peurs d’une femme dans l’Angleterre post-­victorienne sont-elles celles ­d’aujourd’hui ? Les peurs collectives, relayées en boucle par les médias, ont-elles les mêmes effets sur la ­psyché ? Ces peurs sont mieux prises en compte par la multitude de fleurs indigènes dont on a pu identifier, dans divers endroits du monde, les effets en élixirs. Celles-ci nous aident à appréhender autrement la ­complexité du vivant. Car comme le disait Prévert : « Le monde mental ment, monumentalement » !

Pharmaciens de père en fille

Issue de plusieurs générations de pharmaciens, docteur en pharmacie diplômée de la faculté de Lyon, Pascale Millier est aussi titulaire d’un DU en homéopathie et d’un DIU en alimentation et micronutrition. Formée en Angleterre en 1999 aux Fleurs de Bach, elle a pris en 2012 la direction scientifique et pédagogique du laboratoire Deva fondé par Philippe Deroide. Elle est l’auteur de plusieurs livres, dont un destiné aux pharmaciens sur l’homéopathie et un autre destiné au grand public sur chaque fleur des élixirs et les complexes d’urgence.

 

En savoir plus

Livres

- Pascale Millier : « Les fleurs de Bach pour trouver et retrouver un équilibre émotionnel », Éd. Eyrolles (2015).
« Le conseil homéopathique à l’officine », Éd. Similia (1996).

- Edward Bach : « Guéris-toi toi-même », Éd. Ulmus Company LTD (1999).

Sur internet

Études en Amérique latine : www.esenciasflorales.net/inicio/ARTICULOS/articulos.htm
Deva : www.deva-lesemotions.com
Académies de naturopathie : www.academies-naturopathie.com
Médecine intégrative : www.integrativeonc.org

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