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Professeur Joyeux : "Même si j’étais officiellement radié, on ne me ferait pas taire"

Yann Kirdek  rédigé le 27 février 2017 à 10h58
Article paru dans le journal nº 44 Acheter ce numéro
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Face aux attaques de ses pairs, de la ministre de la Santé et de quelques uns de ses confrères, le Pr Joyeux n'a pas l'intention de baisser les bras. Dans cette interview exclusive, il règle leur compte à ses détracteurs et se place désormais officiellement dans le camp des lanceurs d'alerte.

Regardez également la vidéo que nous avons tournée et dans laquelle le Pr Joyeux règle ses comptes avec ses détracteurs ici

Deux ans après le lancement de votre pétition, le Conseil d’État vient de vous donner raison. À quel scénario faut-il s’attendre maintenant ? La ministre de la Santé Marisol Touraine va-t-elle imposer la remise sur le marché du vaccin DT-Polio dans sa forme classique d’ici 6 mois, ou va-t-elle élargir l’obligation vaccinale pour contourner l’obstacle ?

La pétition que vous évoquez a dépassé à ce jour 1 093 000 signataires et n’a pas profité de la moindre publicité dans les médias. Nous allons atteindre les 2 millions, car le combat pour les familles et les enfants n’est pas terminé.

Le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative, a dit la loi. On pouvait s’y attendre. Évidemment, la ministre botte en touche en confiant à ses experts le dossier. Ils vont aussi botter en touche, bien qu’ils soient obligés d’obéir, c’est-à-dire de donner accès dans les pharmacies aux près de 2 millions de familles qui attendent avec impatience le vaccin DTP sans aluminium (800 000 enfants naissent chaque année en France).

"La ministre reste aussi dangereuse qu'incompétente"

Attention, la ministre reste aussi dangereuse qu’incompétente.

Elle ne connaît rien au sujet de la vaccination, mais son objectif est simple : imposer au total 11 vaccinations aux nourrissons, donc un cocktail vaccinal, de huit supplémentaires. Comment s’y prend-elle déjà ? De trois façons :

  • Faire répéter par tous les médias en passant par les journalistes médecins des grandes chaînes radiotélévisées (qui exploitent et sont exploités par le système) que tous les vaccins sont sans danger et sont le meilleur moyen de prévention. Affirmer en plus que la fabrication d’un nouveau vaccin demande 10 ans. C’est totalement faux. Les fabricants ont déjà fabriqué le DTP sans aluminium, et 3 mois leur suffisent. Mais cela implique de fortes pressions sur eux, que nous devons mettre en place dans le cadre de la campagne présidentielle, car il s’agit d’un sujet majeur de société et de santé publique.
  • Faire croire que j’appartiens au lobby anti-vaccinations et en plus que je suis radié de l’Ordre de médecins. La ministre et ses experts socialistes sont moins proches du peuple qu’ils ne le disent. Ils sont en réalité en relation avec les énormes puissances financières des laboratoires pharmaceutiques. Ils se servent de l’Agence France Presse (AFP), et des grands quotidiens, Le Figaro, Le Monde, La Croix, qui essayent de me faire passer pour un ancien cancérologue qui devrait aller jouer au golf. Tout cela est totalement mensonger, c’est vous dire comment nous sommes informés. Je ne suis pas radié par l’Ordre des médecins et attends avec impatience une convocation par la commission disciplinaire nationale. Deux appels ont suspendu ma radiation, l’un du Conseil de l’Ordre des médecins de Montpellier, l’autre de moi-même.
  • Enfin elle se sert d’escadrilles très liées à Big Pharma : les syndicats médicaux, puissants, les Académies nationales de médecine et de pharmacie, les Conseils nationaux de l’Ordre des médecins et des pharmaciens et de tel ou tel médecin généraliste ou pédiatre, interviewé dans les médias pour faire part de leur mécontentement. Elle en a besoin, car il devient de plus en plus difficile de convaincre les parents de faire vacciner leurs enfants.

"La concertation citoyenne... ou comment manipuler les citoyens"

Cette hypothèse d’un élargissement de l’obligation vaccinale est le fruit de la fameuse « concertation citoyenne » sur les vaccins, organisée par la ministre. Quel jugement portez-vous sur ce travail et comment expliquez-vous qu’aucun grand média, à l’exception du Monde (cf. l’article du 9 décembre dernier « Une concertation citoyenne déconcertante »), n’ait dénoncé son caractère peu démocratique, ainsi que les conflits d’intérêts de certains membres du comité d’orientation ?

Cette concertation imaginée par la ministre et ses « experts », dont certains sont partis en claquant la porte est une arnaque supplémentaire facile à démonter. Trois groupes ont fonctionné : 2 jurys et le groupe des spécialistes nommés par la ministre, qui présidait cette concertation.

  • Le jury des citoyens (22 citoyens français, sélectionnés aléatoirement sur l’ensemble du territoire, de tous âges et de toutes catégories sociales, non-spécialistes de la thématique de la vaccination, et 10 435 contributions d’internautes) auxquels on pose des questions biaisées telles que : « Comment retrouver la confiance vaccinale en France, pays de “tradition vaccinale” ? » Or, qu’a dit ce jury ? À 70 %, les internautes sont de mon avis et demandent le DTP (Diphtérie-Tétanos-Polio), un vaccin qui a fait ses preuves et que l’on ne trouve plus dans les pharmacies du monde entier, sa fabrication ayant été stoppée afin de créer volontairement la pénurie.
  • Le jury des professionnels, d’abord 22 personnes, puis réduit à 16 et dont les membres ne sont curieusement connus que par leur prénom (8 médecins, 2 sages-femmes, 4 infirmières, 2 pharmaciens). Qu’a dit ce jury ? Il a conclu à la suppression des obligations vaccinales, laissant au professionnel de santé, le médecin, la responsabilité de la prescription. Cette conclusion rejoint ce qui se passe dans de nombreux autres pays européens et sur d’autres continents.
  • Le Comité d’orientation de cette concertation, dont on peut souligner les liens d’intérêt de plusieurs membres avec l’Empire vaccinal, a conclu à 8 vaccinations obligatoires supplémentaires, mais en faisant preuve d’une magnifique incohérence, car cette obligation serait temporaire : « La levée de l’obligation vaccinale est l’objectif à atteindre », le temps que les familles retrouvent la confiance dans les vaccins.

Quant à ceux qui refuseraient, ils signeraient une clause d’exemption, motivée par leurs convictions et courraient le risque de voir leur enfant refusé à la crèche ou à l’école. « Cette clause serait supprimée si elle était trop utilisée… ». Incroyable confusion qui règne depuis cinq ans au ministère de la Santé, et qui finit par influencer les sphères médicales les plus hautes, inféodées au pouvoir en place.

"L'Education Nationale devient acteur majeur de la propagande vaccinale"

Avant de vous attaquer au vaccin hexavalent, qui a fait disparaître le DT-Polio dans sa version classique, vous aviez déjà lancé une pétition contre un autre vaccin, celui contre le papillomavirus, qui figure justement parmi les 8 vaccins qui pourraient devenir obligatoires...

Oui. D’abord, subrepticement, sans avertir les familles, on a remplacé le classique DTP par un vaccin unique dit « hexavalent », luttant contre 3 maladies supplémentaires : la coqueluche (on a affolé les familles en leur disant que la coqueluche allait tuer leur enfant (1)), l’Haemophilus influenzae B, responsable de méningites chez des enfants en mauvaise santé, et l’hépatite B, que l’on attrape avec la seringue du drogué, un métier qui met en contact avec le sang ou la multiplication de partenaires intimes. Et ce cocktail vaccinal, ils veulent l’injecter à des nouveau-nés de 2 mois dont le système immunitaire n’est pas prêt. Les pédiatres oublient que le système immunitaire a besoin de 1 000 jours après la conception pour se construire, soit, si on calcule bien, 270 jours pour le temps de la grossesse, auquel vous ajoutez deux années de 365 jours, ce qui donne exactement 1 000 jours.

Évidemment, ce vaccin dit « hexavalent » contre 6 maladies est en stock dans toutes les pharmacies de Métropole et d’outre-mer, stimulé par les Agences régionales de santé sous la pression de la HAS (Haute Autorité de Santé). Il a été payé par les pharmaciens aux fabricants et les pharmacies n’arrivent pas à les écouler. Son prix est 7 fois supérieur à celui du classique DTP.

Ensuite, ils veulent ajouter à cela les vaccins contre les papillomavirus, responsables d’infections sexuellement transmissibles, qu’ils proposent dès l’école en CM2 ou 6e. Ce vaccin n’est pas sans danger, nombreuses sont les preuves. L’Éducation nationale devient « acteur majeur de la propagande vaccinale » : Big Pharma vise ainsi 11 millions d’élèves.

La concertation cherche donc à imposer cette vaccination aux garçons et filles de 9 à 12 ans dans les écoles, malgré une plainte contre l’Agence européenne du médicament. En effet, des médecins danois ont déposé une plainte contre l’Agence européenne des médicaments, accusée d’incurie, qui aurait biaisé une expertise du vaccin contre le cancer du col de l’utérus (Cf. Le Monde du 10 décembre 2016, p.10). La plainte de 50 pages est détaillée. Elle démonte le fonctionnement de l’agence chargée des autorisations de mise sur le marché des médicaments dans l’Union européenne.

Alerte au Danemark dès 2015, alerte au Japon en 2013 : face aux complications dont sont atteintes les jeunes filles dans les semaines qui suivent la vaccination, l’agence répond : « pas de lien de causalité ». Or, de sérieux doutes persistent encore contre Cervarix et Gardasil. Quant aux experts, ils sont soumis à la confidentialité à vie. De quoi nourrir de grands doutes quant à la transparence de cette institution de santé européenne !

"Où est l'éthique des grands médias ?"

Vous accusez les grands médias d’être à la botte des labos, mais le fait qu’ils vivent en partie de la publicité des laboratoires ne suffit sans doute pas à expliquer leur engouement pour les vaccins. Au pays de Pasteur, ne se sentent-ils pas investis d’une sorte de mission de santé publique ?

Les médias sont en général incompétents sur ces sujets, y compris nombre de journalistes médicaux très médiatisés qui ont quitté le terrain de la médecine où ils gagnaient mal leur vie, pour devenir des vedettes (surpayées) du show médico-scientifique, qui manipulent auditeurs et téléspectateurs.

Ils se prennent effectivement pour des missionnaires de la santé publique, mais où prennent-ils leurs informations ? Dans des congrès ou séminaires médicaux où ils sont largement invités aux frais de la princesse à l’autre bout du monde. Ils doivent évidemment retransmettre des découvertes qui n’en sont pas vraiment, mais qui sont indirectement destinées à augmenter les cours boursiers de tel ou tel labo d’importance mondiale.

C’est le cercle vicieux de la finance. Les médicaments sont remboursés par l’assurance maladie (en bref nos impôts), laquelle paye les labos qui mettent cet argent – qui est le nôtre – en bourse. Où est l’éthique en ce domaine ?

Entre des grands médias qui ont perdu leur vocation et des groupes anti-vaccination radicaux, comment s’informer correctement aujourd’hui ?

Aujourd’hui les meilleurs informateurs sont les réseaux sociaux. Ils sont gratuits et permettent de faire des économies en se désabonnant des grands quotidiens qui acceptent évidemment des pages de publicité qui les font vivre (30 000 € HT la page) en plus des énormes sommes qui leur sont allouées par l’État sur nos impôts sans qu’on nous demande notre avis. Il faut que le grand public soit informé complètement sur ces sujets.

"Le sujet des vaccins est devenu un enjeu réel
de la campagne présidentielle"

Les élections approchent et, pour relancer votre combat, la tentation peut être grande de donner à cette affaire un enjeu électoral. Y avez-vous pensé ?

Ce n’est pas une tentation. C’est maintenant un enjeu réel de la présidentielle, un journaliste du Monde l’a déjà écrit. Je ne suis pas seul et croyez-moi, par les réseaux sociaux tous les candidats seront informés. Cela ne coûte rien et nous n’avons besoin d’aucun sponsor.

À la suite de votre alerte et de votre pétition sur le vaccin DT-Polio vous avez été dénigré par la ministre de la Santé, discrédité par vos confrères, boudé par les médias... et le Conseil régional de l’Ordre des Médecins Languedoc-Roussillon a décidé de vous radier de l’Ordre à compter du 1er décembre 2016. On sort rarement vivant, professionnellement parlant, d’une telle mésaventure. Vous avez maintenant le soutien du Conseil d’État... Au-delà de votre combativité, n’est-ce pas là le signe d’un grand changement de conscience des citoyens vis-à-vis de la Santé ?

Le Conseil de l’Ordre de ma région (hors de mon département), constitué de confrères pour la plupart retraités, a obéi aux ordres du président national de l’Ordre des médecins, lui-même très proche du pouvoir, comme le fut probablement le premier président de l’Ordre des médecins sous Vichy. L’Ordre fut créé pour mettre l’étoile jaune sur les blouses de certains médecins... Vous connaissez la suite. Nous entrons dans un système malheureusement comparable.

"L'Ordre fut créé pour mettre l'étoile jaune sur les blouses de certains médecins"


La ministre, qui, de l’avis unanime de mes confrères (ceux qui peuvent parler), a été la plus mauvaise ministre de la Santé que nous ayons eue, m’a insulté en me traitant de médecin rétrograde, « contre tout » et a même décidé de me faire taire. Mais je serai plus longtemps médecin qu’elle ministre. Je lui ai proposé un face à face télévisé courtois sur la chaîne de son choix mais en direct… J’attends toujours. Il faut la comprendre…
Il est certain que les familles, le grand public sont de plus en plus informés par Internet et demandent, à juste raison, des explications en posant des questions très pertinentes aux médecins. Les familles ont compris les abus pharmaceutiques et entrent en résistance. Elles sont de moins en moins candides.

Une décision définitive du Conseil de l’Ordre est attendue d’ici juillet. Compte tenu de l’affaire personnelle qu’a fait Marisol Touraine de votre cas et des médias qui vous boycottent pensez-vous que vous pourrez continuer à vous exprimer ? Et que l’on pourra encore vous appeler « Professeur » à la fin de l’année ?

Ma personne n’est pas importante. Ce sont les familles et les enfants qui sont importants et pour lesquels je suis un lanceur d’alerte qui se bat pour les défendre.

Je continue à exercer mon métier avec passion, à consulter gratuitement à mon domicile des patients ayant des dossiers difficiles de cancérologie. Je suis à la retraite du bistouri car j’ai laissé à l’Institut du cancer de Montpellier une excellente équipe de chirurgiens, certainement une des meilleures en Europe. Le directeur de l’Institution aux ordres du ministère m’empêche pour le moment de consulter en attendant le jugement définitif du Conseil national de l’Ordre des médecins. Si je ne suis pas radié de l’Ordre des médecins, ce que je souhaite au plus haut point comme une grande partie du personnel que je connais bien, c’est de consulter à nouveau là où j’ai exercé pendant plus de quarante ans.

Même radié, ce qui me paraît difficile après la décision du conseil d’État, je ne perdrai pas mon titre de Professeur de chirurgie et de cancérologie, ce titre appartient à l’Université, et on ne me fera pas taire. On ne radie que les médecins qui ont tué, violé ou volé leurs patients. Cela n’est ni dans mon caractère ni dans mes habitudes. On m’a accusé d’avoir écrit un livre très complet sur les vaccins Vaccins – comment s’y retrouver ? Pour faire de l’argent. Mais c’est une grossière erreur je ne prends pas les droits d’auteur. Ils vont aux experts qui m’ont aidé à faire ce livre, et dont je tairai le nom afin qu’ils n’aient pas le Conseil de l’Ordre des médecins ou des pharmaciens sur le dos.

"Je ne peux pas tout dire. Je reste prudent"

« On cherche à me faire taire », disiez-vous en août 2016 au lendemain de l’annonce de votre radiation de l’Ordre des Médecins. A-t-on cherché à vous faire taire par d’autres moyens moins avouables qu’une sanction disciplinaire, comme cela a été le cas pour beaucoup de médecins bannis avant vous ? Qu’est-ce que ce coup de semonce a changé dans votre vie professionnelle et personnelle ?

Je ne peux pas tout dire sur ce sujet. Je reste prudent mais je peux m’exprimer sur d’autres terrains. Par exemple, je ne crains pas d’affirmer preuves à l’appui que l’allaitement maternel, dont ministre et conseillers ne parlent jamais, est le meilleur de tous les vaccins quand les parents (comme la plus grande majorité) sont en bonne santé. L’OMS a démontré depuis longtemps l’intérêt d’un allaitement maternel intégral de six mois, et d’au moins une année matin et soir, avant de partir au travail et au retour.

Quant à ma vie personnelle et professionnelle, elle est très simple. Je travaille beaucoup, reçois beaucoup de dossiers médicaux où je donne des avis motivés gratuitement, donne beaucoup de conférences bénévolement en France et à l’étranger et consulte gratuitement à mon domicile. Des collègues m’ont dit que je faisais du dumping et un journaliste stupide a prétendu que si je ne faisais rien payer, c’est que je le pouvais... Entendez : « vous faites partie des riches ».

Je vis avec ma retraite et développe une belle association avec 17 collègues professionnels bénévoles de la santé, où nous créons une plateforme de prévention santé pour toutes les familles. Je publie ma lettre hebdomadaire qui atteint gratuitement des centaines de milliers de personnes et que l’on peut trouver sur mon site personnel.

Tout le monde peut visiter www.famillessanteprevention.org. Le nombre des adhérents augmente chaque jour. Nous donnons des conseils de santé – pas des consultations – à ceux qui adhèrent à 20 € par an pour que les plus pauvres puissent y accéder. Cet argent et celui de mes conférences nationales ou internationales sert à construire cette plateforme.

"La moitié de la littérature scientifique est tout simplement fausse, et ce n'est pas moi qui le dit"

Vous avez en face de vous des laboratoires très puissants, potentiellement dangereux... Ne craignez-vous pas de les provoquer outre mesure ?

Je ne les provoque pas, ce sont eux qui exploitent exagérément les familles et les enfants. C’est inacceptable.

Je ne suis pas a priori contre les laboratoires pharmaceutiques, mais contre leurs abus qui, en plus, rendent souvent malades avec des médicaments qu’ils veulent généraliser à toute la population, avec la vitamine D à outrance, et de plus en plus de traitements contre le cholestérol, le diabète, l’ostéoporose, la moindre dépression et des chimiothérapies souvent abusives, les traitements hormonaux à la ménopause, la pilule... Évidemment, sur de tels sujets, les laboratoires ont un marketing très puissant, très bien soutenu par des publications souvent trafiquées.

Lisez dans Le Monde « Science & Médecine » du 26 août 2015 (p. 8) l’article intitulé « Prévenir la fraude, dopage des scientifiques », et dont le chapeau affirme : « Pour sauver la science des mauvaises pratiques, une mobilisation internationale et une sensibilisation des jeunes chercheurs est indispensable ». L’article est signé Philippe Froguel, chercheur à l’Institut Pasteur de Lille, et professeur à l’Imperial College de Londres.

De même, l’éditorial de Richard Horton, rédacteur en chef du Lancet, dans le numéro du 11 avril 2015, fait vraiment très mal. « Personne ne peut nettoyer le système : la moitié de la littérature scientifique est tout simplement fausse… » Ce n’est pas moi qui le dit : « Des études avec de petits échantillons, aux effets minimes, aux analyses exploratoires invalides, et avec des conflits d’intérêts évidents, avec l’obsession de suivre des tendances à la mode d’importance douteuse, la science a pris un virage vers l’obscurantisme... »

"Rétrograde, homophobe ? Des ragots qui ressemblent à ceux de notre ministre"

Vos détracteurs vous accusent d’être rétrograde, en particulier sur la question de la pilule contraceptive, du mariage pour tous et de l’homosexualité, puisqu’on vous qualifie d’homophobe. Qu’avez-vous à dire face à ces accusations ?

Rétrograde, homophobe... ce sont des ragots qui ressemblent à ceux de notre ministre. J’ai beaucoup d’amis homosexuels et même certains qui se disent bi, ou transsexuels. Vous avez remarqué que beaucoup de personnes qualifient leur affectivité et leur sexualité comme une identité. On cherche même à distinguer aujourd’hui le sexe social du sexe anatomique de naissance. Un nouveau délire de sociologues et psychologues qui ont besoin de revenir à la nature, à la vraie écologie.

Toutes ces accusations personnelles sans fondement prouvent que je dérange le politiquement et médicalement correct.

Sur la pilule il y a beaucoup à dire et à découvrir encore, et les femmes s’en rendent compte petit à petit. Les pilules trop longtemps consommées augmentent nettement les risques de cancer chez les femmes de plus en plus jeunes. Je vous renvoie à mon livre sur le sujet.

Quant à la sexualité, les spécialistes nous parlent beaucoup d’homo-, de trans- et même de bisexualité. Ces dernières orientations ne sont pas récentes. Elles existent depuis toujours ; elles sont désormais au grand jour. Nous connaissons y compris dans nos familles ou nos amis des personnes ayant des orientations tournées vers des personnes de même sexe. Ce sont souvent des personnes très sensibles, artistes, délicates, spirituelles même, tournées vers l’invisible… avec des aptitudes que l’on retrouve chez de grands écrivains, créateurs, artistes musiciens, peintres, danseurs ou même hommes ou femmes politiques… Je pourrais vous citer de grands personnages.

Assoiffés de reconnaissance et d’affection, certains ont beaucoup souffert d’incompréhension, de rejets de leurs proches ou de la société dans les siècles passés et encore aujourd’hui. Parfois ils ont découvert tardivement, après bien des souffrances, l’orientation affective et sexuelle qui leur convient, celle qui les rend heureux. Toutes ces orientations peuvent évoluer au gré des circonstances de la vie. En effet, elles ne sont pas définitivement fixées chez une personne, quelle que soit l’orientation choisie, ou subie pour certains. Même dans les rares exceptions génétiques de naissance (on les nomme les dysgonosomies) avec des formules génétiques pathologiques 45X (Turner) ou 47 XXY-(Klinfelter) ou 47XYY ou 47XXX , il n’y a pas, c’est démontré aujourd’hui, de gènes de la tendance ou de l’orientation sexuelle.

Concernant le mariage pour tous, contrairement à ce qui a été proclamé, ce n’était pas destiné seulement à reconnaître officiellement l’union logique de deux personnes de même sexe. Son but était surtout de leur permettre d’adopter un ou des enfants. La conséquence est pour un enfant orphelin de père et de mère génétiques, de le priver de père en lui donnant deux mères ou de le priver de mère en lui donnant deux pères. C’est une erreur anthropologique (due à des bonnes volontés conduisant à l’aveuglement) qui ampute la construction de la personnalité de l’enfant, le privant de son droit à avoir les deux parents dont il a été privé par la dureté de la vie, et qui en fait l’objet affectif des adultes. Le devenir de ces enfants demeure encore une interrogation, bien qu’on nous affirme qu’ils se construisent presque mieux que ceux qui ont eu un père une mère. L’avenir nous le dira.

Ce n’est pas mon expérience avec 6 enfants, dont 2 adoptés et 16 petits-enfants. Cela dit, j’estime que personne ne devrait jamais être réduit à son genre ou à sa sexualité, à sa différence, car c’est bien la personne que je mets en premier.

"Je ne suis pas irréprochable mais j'ai toujours assumé mes erreurs"

Vous avez à plusieurs reprises sous-entendu que le Conseil de l’Ordre sortait du cadre de sa mission en vous menaçant. La mission du Conseil est de défendre et de réguler la profession. Considérez-vous qu’à travers votre engagement sur les vaccins, vous êtes irréprochable en tant que médecin et donc que le Conseil se trompe de cible ?

Je ne me dis pas irréprochable, certainement pas. On peut faire des erreurs sans le vouloir. Dans mon métier de chirurgien, j’ai eu comme tous mes collègues des complications dans des cas difficiles que je n’aurais peut-être pas dû avoir. J’en ai assumé les responsabilités.

Le métier de chirurgien est très exigeant, difficile, avec d’énormes responsabilités. Les chirurgiens devraient être payés au moins 1/3 de plus que les médecins ou les biologistes. Je pense à la chirurgie digestive (ma spécialité) à la chirurgie du thorax, du cœur, des vaisseaux, à l’orthopédie, à la chirurgie cervicale et à la neurochirurgie, à l’urologie… Il faudra le faire comprendre aux politiques. Évidemment quand on est en salle d’opération, on ne peut pas être dans les ministères comme conseiller en costume 3 pièces à accumuler les rendez-vous, comme je l’ai vu pour nombre de collègues qui n’ont pas toujours donné de bons conseils, car ils n’étaient pas sur le terrain de la vraie médecine.

Revenons à l’Ordre des médecins. Ne serait-il pas temps de réformer cette organisation d’un autre temps ? Voire tout le système de contrôle de la santé publique en France, du ministère aux trop nombreuses autorités qui interfèrent dans ce domaine ?

J’ai beaucoup réfléchi sur ce sujet. C’est le moment d’aller au fond des choses dans la perspective de l’élection présidentielle. Nous ne sommes plus en 1940 ! Le gouvernement de Vichy par la loi du 7 octobre 1940 crée le Conseil supérieur des médecins, qui appliquera avec zèle la politique discriminatoire de la Révolution nationale. Cet organe de l’« État français » sera dissous par une ordonnance du gouvernement provisoire de la République française à Alger, présidé par le Général de Gaulle le 18 octobre 1943.

Nous devons réfléchir à un Ordre réunissant toutes les professions de santé, y compris les médecins complémentaires, préventives, présidé par un médecin, si possible un universitaire, également juriste. Il en existe, et ils sont professeurs de médecine légale.

"Nous devons réfléchir à un Ordre réunissant toutes les professions de santé, médecines complémentaires comprises"

Ce conseil comprendrait les représentants pour ¼ de médecins et pharmaciens, pour ¼ d’infirmières, sages femmes, kinésithérapeutes, pour ¼ des naturopathes, ostéopathes, chiropraticiens et pour ¼ des personnes impliquées dans la prévention, telles que médecine traditionnelle chinoise, acupuncture et représentants des patients. Notre système de santé se porterait beaucoup mieux alors qu’aujourd’hui où on oppose les professionnels de santé les uns aux autres. Évidemment tous ces professionnels passeraient par les Facultés de Médecine qui donneraient des enseignements adaptés aux spécialités selon des programmes spécifiques.

On entend maintenant dans les grands médias que la propagande anti-vaccinale (dont vous seriez l’un des meneurs à vos dépens) favorise le recul de la vaccination et le retour de plusieurs maladies infantiles ou épidémies comme la grippe. Quel est votre avis d’expert sur ce point, peut-on faire confiance aux statistiques ?

C’est la ministre Bachelot, pharmacienne, qui a augmenté la méfiance vaccinale qui était autour de 15 à 20 % et qui est passée à 40 % lors de la campagne de vaccination contre la grippe H1N1. Une coûteuse fumée due à l’incompétence et l’arnaque de l’empire vaccinal. Avec Marisol Touraine ce n’est pas mieux : nul doute que la méfiance ne peut qu’atteindre 50 % et plus. Évidemment, on cherche un bouc émissaire et ainsi on mélange les « talibans anti-vaccination » avec ceux qui comme moi refusent les abus vaccinaux. Nous ne nous tairons pas

"Mon prochain combat : la création d'un ministère de l'Agriculture et de la Santé"

Votre prochain combat ?

Il est simple. Convaincre le futur président de la République d’écouter celles et ceux qui n’ont aucun intérêt personnel et qui veulent défendre les familles et les enfants. C’est pour cela que je propose avec d’autres femmes et hommes de terrain que le futur président de la République réduise le nombre de ministres au strict nécessaire pour notre pays et crée deux ministères d’État.

  • Le premier de l’Agriculture et de la Santé, car ces deux sujets sont étroitement liés. L’agriculteur est le premier acteur de notre santé, et nous devons nous orienter vers une agriculture plus raisonnée, de plus en plus biologique et de proximité. Avec la permaculture, ces modes culturaux démontrent leur capacité à créer de nombreux emplois et peuvent revitaliser le monde rural.
  • Le deuxième de la Famille et de l’Éducation, car les enseignants et les familles ont été trop opposés, alors qu’ils doivent être en harmonie pour aider l’enfant, l’ado à se construire afin qu’il devienne libre, autonome et responsable.

Sur un tel sujet, je publie le 1er mars chez Lattès un nouveau livre avec Thierry Fournier, directeur d’une énorme cité scolaire de plus de 2 000 élèves et près de 200 professeurs : Vous allez aimer l’École, il n’est pas trop tard.

Ma mission d’universitaire et de médecin est justement d’être lanceur d’alerte et de faire des propositions innovantes, celles que les familles et les jeunes attendent parfois sans le savoir".

 

(1) En France, on rapporte 3 à 4 décès par an d’enfants qui évidemment auraient dû être vaccinés contre la coqueluche. Mais je souligne qu’on ne nous dit jamais quel était l’état de santé précis, cardiaque, respiratoire et immunologique de ces enfants. Il est plus intéressant de généraliser pour faire peur et ainsi justifier la vaccination pour tous. Et si cet enfant est malade malgré la vaccination, c’est qu’il a été mal vacciné ! En plus ce vaccin n’a pas été étudié chez les femmes enceintes (on ne fait généralement pas d’essai clinique dans cette sous-population). Enfin les nouvelles formes censément mieux tolérées au niveau neurologique, sont manifestement moins efficaces selon mon collègue Marc Girard qui cite : Tartof SY, Lewis M, Kenyon C, White K, Osborn A, Liko J, et al. « Waning immunity to pertussis following 5 doses of DTaP. Pediatrics ». 2013 Apr ;131(4):e1047-52.

(2) Selon le site du Pr Joyeux, www.professeur-joyeux.com, à titre d'exemple, les financements globaux de la presse (toutes aides, subventions, exonérations confondues).

  1. Le Monde : 16 932 067 € par an.
  2. Le Figaro : 15 990 740 € par an.
  3. Ouest France : 14 108 028 € par an.
  4. La Croix : 10 437 334 € par an.
  5. Télérama : 9 533 479 € par an.
  6. Libération : 8 971 182 € par an.
  7. Le Nouvel Observateur : 7 917 224 € par an.
  8. L’Express : 7 621 766 € par an.
  9. Télé 7 jours : 7 288 021 € par an.
  10. Aujourd’hui en France : 6 777 475 € par an.
  11. Sud Ouest : 6 707 844 € par an.
  12. L’Humanité : 6 259 222 € par an.
  13. Paris Match : 5 359 329 € par an.
  14. La Nouvelle République du Centre Ouest : 5 171 578 € par an.
  15. A2 presse : 4 868 424 € par an.
  16. Télé Star : 4 790 124 € par an.
  17. La Voix du Nord : 4 546 741 € par an.
  18. Le Point : 4 543 178 € par an.
  19. Télé Loisirs : 4 411 904 € par an.
  20. La Dépêche du Midi : 4 038 548 € par an.
  21. Le Dauphiné libéré : 3 927 893 € par an.
  22. Newsprint SAS : 3 900 000 € par an.
  23. Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN) : 3 771 080 € par an.
  24. Les Échos : 3 753 737 € par an.
  25. La Montagne : 3 747 371 € par an.
  26. Télé Z : 3 745 212 € par an.
  27. Télégramme : 3 739 454 € par an.
  28. Télécâble Sat hebdo : 3 324 771 € par an.
  29. Le Petit Quotidien : 3 298 437 € par an.

D'autres détails dans cette vidéo

Dans cette vidéo, le Professeur Joyeux, avec sa verve habituelle, taille des croupières à ses adversaires. Au fur et à mesure de l'interview, il se lâche, et c'est jubilatoire.

Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com
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