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Approche conventionnelle de l'apnée du sommeil

Article paru dans le journal nº 34 Acheter ce numéro

La plupart des personnes présentant ce syndrome ignorent en souffrir autant par manque d’information que par négligence. Aussi, les manifestations cliniques sont-elles des signes qui doivent amener à consulter.

Savoir évaluer

Un questionnaire et un examen polygraphique, voire polysomnographique, permettront de confirmer le diagnostic, d’en préciser la gravité ainsi que la démarche thérapeutique la mieux adaptée. Le degré de sévérité du SAS est estimé au moyen de l’index apnées/hypopnées (IAH).

Il est ainsi convenu les équivalences suivantes :

IAH inférieur à 5 : pas de SAS

IAH compris entre 5 et 10 : SAS léger.

IAH compris entre 10 et 20 : SAS modéré.

IAH compris entre 20 et 30 : SAS de gravité intermédiaire.

IAH égal ou supérieur à 30 : SAS sévère.

Selon les statistiques établies à partir des examens polysomnographiques, 24 % des personnes testées n’ont pas de SAS, 15 % présentent une forme légère, 5 % une forme modérée, les deux autres formes étant heureusement rares.

Plusieurs orientations thérapeutiques sont possibles, dont voici les principales.

Conseils hygiéno-diététiques

  • Veiller à dormir sur le côté : pour se faire, placer un oreiller derrière soi pour éviter de se retourner sur le dos pendant le sommeil.
  • Surélever la tête du lit de quelques centimètres si on ne parvient pas à dormir sur le côté.
  • Éviter les facteurs favorisants : alcool, somnifères et autres médicaments.
  • Renoncer au tabac qui, du fait de son action irritante, favorise les phénomènes inflammatoires au niveau des voies aériennes supérieures.
  • Perdre du poids de façon durable, non pas par un régime hypocalorique et hypolipidique mais par un régime normocalorique hypoglucidique, dont le meilleur modèle actuel est le régime Atkins amélioré.
  • Traiter toute affection chronique des voies respiratoires supérieures, infectieuse ou allergique.

Les moyens allopathiques

Ventilation en pression positive continue (VPPC)

Apparue en 1981, la VPPC (Ventilation en pression positive continue) est le premier traitement reconnu comme régulièrement efficace, à condition toutefois d’être suivi un minimum de cinq heures par nuit. L’appareil délivre la même pression durant tout le sommeil. Le but est de maintenir les voies aériennes supérieures ouvertes en permanence. Ont été constatées une amélioration de la qualité de vie (meilleure vigilance, donc meilleure participation aux activités du quotidien, moins d’accidents) et une diminution des accidents cardiaques et de la mortalité.

Ventilation à deux niveaux de pression (VNDP)

La VNDP (Ventilation à deux niveaux de pression) est réservée au patient chez qui la VPPC a corrigé les manifestations cliniques du SAOS sans ramener la pression sanguine en oxygène à un niveau satisfaisant. L’appareil augmente la pression qu’il délivre au début de chaque inspiration et la diminue au début de chaque expiration. Comme ce type de ventilation assistée est plus confortable que la VPPC, elle est utilisée au-delà de ce cadre strict.

Orthèses buccales

Lorsque le port du masque et/ou la ventilation sont mal supportés, le recours à une prothèse qui permet de libérer le larynx est à envisager tout en sachant que son effet varie d’un modèle à l’autre et qu’il est toujours moindre que celui de la VPPC.

Polygraphie, polysomnographie : 
quelles différences ?

La polygraphie respiratoire consiste à enregistrer pendant le sommeil certains paramètres respiratoires (comptage des épisodes d’apnée et d’hypopnée, débit respiratoire), cardiovasculaires (ECG, fréquence cardiaque, tension artérielle) et sanguins (notamment les teneurs en oxygène et en gaz carbonique). Elle se réalise en établissement hospitalier ou chez soi. Quant à la polysomnographie, elle prend également en compte un certain nombre de paramètres neurologiques (tracé électroencéphalographique, détermination des phases du cycle du sommeil, tonus musculaire). Elle est préférentiellement réalisée en institution de soin. Ainsi, sont à la fois évaluées la sévérité du SAS et ses répercussions sur les différentes fonctions organiques.

Stimulateur

Il existe un stimulateur implantable du nerf hypoglosse. La stimulation du nerf moteur de la langue pendant le sommeil facilite la circulation de l’air au niveau du pharynx et du larynx.

Réservée aux patients qui ne supportent pas la VPPC, cette méthode diminuerait l’index d’apnées hypopnées (IAH).

 


 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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