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"La base, c’est l’énergie. Ne pas y croire, c’est ne pas croire à la vie", Jean-Luc Bartoli

Jean-Luc Bartoli est un ancien sportif de haut niveau, et champion de France et d’Europe vétéran de judo. Naturopathe de formation, c’est également un énergéticien reconnu et médiatisé. Il revendique une vision très pragmatique de sa pratique, mettant en avant l'activité physique et l'alimentation. Au cœur du mystère des guérisseurs, son dernier livre (en collaboration avec Grégoire Laville), est l’occasion de faire le point sur sa technique et de battre en brèche les préjugés qui l’entourent.

Propos recueillis par Agnès Figueras-Lenattier

Alternative Santé. Vous êtes magnétiseur et guérisseur, mais réfutez ces termes. Pourquoi ?

Jean-Luc Bartoli. Le seul guérisseur que l’on peut aujourd’hui consulter, c’est celui que l’on porte à l’intérieur de soi. Donc ce mot ne me convient pas. Quant au terme magnétiseur, il suffit de regarder toutes les annonces signées de voyant-magnétiseur-marabout pour comprendre pourquoi je ne l’aime pas. Les Américains me considèrent comme un énergéticien ; c’est l’appellation qui me semble la plus adaptée.

Vous n’aimez pas non plus que l’on parle de médecines parallèles ou alternatives…

L’important, quand un problème de santé survient, c’est la complémentarité. Alternatif, ça veut dire quoi ? Un coup, on va voir le médecin, un autre, le magnétiseur ? C’est n’importe quoi. Certains sont à fond médecines naturelles, et vont droit dans le mur lorsqu’ils tombent vraiment malades. D’autres ont recours uniquement à la médecine conventionnelle, alors que l’emploi d’huiles essentielles pourrait se révéler efficace dans leur cas…

Quelles sont les maladies pour lesquelles vous ne pouvez rien faire ?

Je n’ai jamais guéri qui que ce soit. Je me décarcasse et mouille ma chemise tous les jours pour aider les gens à recouvrer la santé, c’est tout. On est là pour booster les personnes. En clair, dans la pratique, une séance comporte deux aspects : rééquilibrer l’énergie mal répartie dans le corps et recharger le patient.

En matière de maladies graves, comme le cancer, que ­pouvez-vous faire ?

Déjà, je n’agis sur les effets secondaires d’un cancer qu’à partir du moment où il peut être pris en charge sur le plan énergétique, pour la sécurité des patients. J’ai interrogé suffisamment de professionnels pour savoir que si l’on met de l’énergie sur quelqu’un atteint d’un cancer avec métastases, on nourrit ces dernières et on aggrave la pathologie. Je préconise donc une collaboration avec les médecins.

À ce propos, comment se passe la collaboration avec les médecins allopathes ?

Dans leur code de déontologie, les médecins ne peuvent « copiner » qu’avec leurs pairs. Cependant, si les collaborations avec les énergéticiens se faisaient en douce avant, les choses semblent changer. D’ailleurs, dans mon dernier livre, des docteurs s’expriment là-dessus et n’ont plus peur qu’on le leur reproche.

Vos interventions ont-elles lieu dans des hôpitaux et instituts de formation ?

Plus maintenant, mais ce fut le cas. Cela m’a permis d’échanger avec plusieurs personnes, principalement des femmes en deuxième ou dernière année de soins infirmiers. Je leur ai expliqué que sans le savoir elles allaient, à différents moments de leur carrière, faire le même travail que moi. Or quand on ne s’en rend pas compte, on se fait pomper son énergie. Avec quelqu’un d’alité ou qui n’est pas bien, on donne un peu plus qu’il ne faudrait, et on peut être vampirisé. J’ai rencontré ces femmes pour leur montrer quel était mon travail et comment je fonctionnais, afin de leur apporter quelques conseils pratiques. De leur côté, il existe des médecins qui disent que l’énergie n’existe pas. Pourtant, la base de la médecine, c’est quand même le caducée. Ce symbole date de l’Antiquité et se présente comme le reflet de l’axe central, avec sept centres d’énergie (on peut les appeler chakras). Les deux serpents qui entrelacent cet axe ne représentent ni plus ni moins que les énergies yin et yang. La base, c’est l’énergie, c’est-à-dire la vie. Sans énergie, il n’y a plus de vie. Donc, ne pas croire à l’énergie, c’est ne pas croire à la vie. C’est très réducteur mais c’est la réalité.

Avez-vous connu de grosses déceptions ?

Je n’en ai aucune, à partir du moment où j’estime que mon action a été utile. Par contre, de la tristesse, oui. Lorsque je me donne à fond pour améliorer l’état de quelqu’un et que cela échoue. Quand je suis un enfant atteint d’un problème de santé important, que je le prends en charge en complément de la médecine, que je vois sa maladie se stabiliser jusqu’à ce que, finalement, elle reprenne le dessus et que le gamin décède, je suis comme tout un chacun : triste, dévasté. Parfois, les gens me demandent des choses pour lesquelles je ne peux strictement rien faire : je serais déçu de moi si je n’étais pas honnête avec eux, si je leur faisais espérer des choses fausses. On ne peut pas en vouloir à quelqu’un qui vous dit qu’il ne peut pas, qu’il ne sait pas faire. Mais je peux devenir violent quand je vois certains malhonnêtes qui font croire qu’ils peuvent guérir, alors que c’est faux. Ils font cela pour récupérer de l’argent en profitant de la détresse des personnes.

Refusez-vous des patients ?

Oui, tous les jours. Il existe de nombreuses pathologies pour lesquelles je ne pourrai jamais mettre d’énergie. Par exemple, les affections psychiatriques. Les schizophrènes n’ont rien à faire dans mon cabinet, les gens très déprimés prenant d’énormes quantités de médicaments, non plus. Et puis, il y a des personnes malhonnêtes, à qui l’on a dit qu’on ne pouvait rien faire pour elles, mais qui viennent quand même. Vu comment je fonctionne, cela ne se passe pas bien.

Comment gérez-vous les ­préjugés sur la médecine que vous pratiquez ?

Chacun est libre de penser ce que bon lui semble. Mais aujourd’hui, si vous me mettez devant 200 médecins, chercheurs et professeurs à qui j’explique que je viens en complémentarité, que je n’arrête jamais un traitement, que je ne suis pas là pour promettre la Lune, mais simplement pour booster les gens comme on pourrait le faire avec des sportifs, je ne vois pas ce que l’on pourrait me reprocher. J’essaye de sauver la peau d’un malade sans jouer au petit médecin et en restant dans le cadre de ce que je sais faire. Dès lors, allez-vous trouver beaucoup de médecins contre mon discours ? Pas vraiment. Sauf s’ils me considèrent comme un concurrent sérieux pour leur portefeuille, ou s’ils sont jaloux. J’ai davantage de copains chez les chercheurs et les chirurgiens que parmi des individus soi-disant guérisseurs et magnétiseurs… Car ceux-là, je leur « casse un peu le business » en racontant la vérité. Ils ont le droit de croire qu’ils possèdent un don, mais l’essentiel est qu’ils ne fassent pas de bêtises ni ne posent les mains sur une maladie qui peut s’amplifier.

Vous êtes énergéticien et votre femme réalise des massages bien-être. Un couple à fond dans les médecines douces…

Oui. Au départ, ma femme Anne-Marie est infirmière et naturopathe. Elle a suivi un parcours de formation en relaxation, s’y connaît bien en fleurs de Bach et possède un CV impressionnant concernant les médecines douces. Actuellement, elle se concentre sur les massages. J’ai la chance d’être marié avec elle et d’avoir une bonne hygiène alimentaire grâce à sa manière de cuisiner. Je n’arrête pas de dire que le corps est comme un véhicule qu’il faut nourrir avec les bons ingrédients. Si vous mettez du diesel dans un moteur essence, il ne va pas fonctionner ! C’est important de prendre soin de son organisme et de son hygiène alimentaire pour maintenir son énergie. Quand j’ai un peu mal à tel endroit, il m’arrive, mais ­rarement, de demander à ma femme un massage, même si ce sont des massages bien-être et non thérapeutiques. De son côté, Anne-Marie pratique le yoga et n’a pas forcément besoin, par rapport à ce qu’elle entreprend tous les jours, de séances de soins énergétiques.

Comment vous soignez-vous au quotidien ? Utilisez-vous souvent l’allopathie ?

À partir du moment où l’on a la chance d’être en bonne santé et que l’on fait tout pour y rester, s’il n’est pas vraiment nécessaire d’utiliser l’allopathie, on ne va pas le faire. Aujourd’hui, je pense que tout le monde est pareil : quand on peut éviter de prendre des médicaments et de recourir à la chirurgie, c’est que notre corps et notre hérédité nous permettent de garder la santé. Mais il y a très peu de gens acteurs de leur santé. Ils attendent d’être malades pour déclencher le plan Orsec. Or, quand on est vraiment malade, il ne sert à rien d’utiliser les médecines naturelles ! Parfois, je vois des gens qui se déclarent contre les médicaments. Cela me semble complètement stupide, car quelqu’un avec un diabète sera bien content de trouver un médecin lui prescrivant de l’insuline. De même pour un patient atteint d’une déficience de la thyroïde ou autre. Là où l’on peut s’insurger, en revanche, c’est sur le fait de passer tout de suite à l’allopathie. Il y a des pays où l’on a recours, dans un premier temps, à la phytothérapie et à tout l’arsenal de la naturopathie, que ce soit l’alimentation, le mouvement ou encore ce qui concerne le fluide, l’énergie. Ce qui serait intéressant, c’est qu’au sein des hôpitaux, il y ait, au 1er étage, tous les soins naturels et, aux étages suivants, les soins autres. Malheureusement, aujourd’hui, tout est fondé sur l’allopathie. On s’aperçoit, d’ailleurs, que sur une pathologie dont on devrait traiter la cause au lieu du symptôme, on « tire un obus », alors que l’on pourrait peut-être la soigner différemment et plus intelligemment.

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