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Appendicite : avant de courir aux urgences, essayez cela

Article paru dans le journal nº 21 Acheter ce numéro

Contrairement à la croyance de la médecine orthodoxe, l’appendice n’est pas une option inutile de la création, qu’il convient de supprimer à la moindre alerte.

Un appendice, c'est quoi ?

L’appendice est  un  petit cylindre creux en cul-de-sac qui émerge de la partie postéromédiane du cæcum. Sa longueur est d’environ 10 cm mais d’importantes variations ont été observées. Il se situe à environ 3 cm sous la valve iléocaecale.

Environ 65 % des appendices sont situés dans  la  fosse  rétrocaecale et dans 35 % des cas, ils sont situés plus bas dans le bassin. Mais lors des chirurgies pour une appendicite aiguë, cette proportion est inverse : 65 % sont plus bas vers le bassin et le reste se situent dans la fosse rétro-caecale. Ainsi, si l’appendice est localisée ailleurs qu’en rétrocaecal, le risque d’être atteint d’une appendicite aiguë est plus grand.

Quel est le risque ?

Chez la majorité des personnes, le développement une appendicite aiguë aurait pour cause une obstruction de la lumière de l’appendice. Cette obstruction peut être due à une appendicolite (50 % des cas), à une infection, à un calcul, à un parasite, à un corps étranger, etc. À la suite de l’obstruction, le processus inflammatoire s’amorce, la pression intraluminale s’accroît et la douleur apparaît. On estime qu’une perforation surviendra dans les 24 à 36 heures après l’obstruction. Lors de l’intervention  chirurgicale, 15 % à 25 % des appendices sont perforés.1 Ce délai est plus court chez la personne âgée. Dans 33% des cas, aucune obstruction n’est  mise en évidence.

Les risques de complications sont nombreux, mais peu fréquents

Abcès :
Ils sont secondaires à la perforation de l’appendice, le processus restant localisé grâce à l’accolement avec des viscères voisins et surtout, le grand épiploon. La perforation se produit rapidement (entre 12 et 24 heures d’évolution). Les signes et symptômes sont les mêmes que pour l’appendicite aiguë mais en plus grave : fièvre plus élevée (38.5-40 C°), douleur plus importante et parfois masse palpable à la fosse iliaque droite, défense plus importante, etc...

Péritonite généralisée :
L’évolution vers la péritonite généralisée est fréquente chez le jeune enfant dont le grand épiploon n’est pas encore suffisamment développé pour atteindre la région appendiculaire.

Pyléphlébite :
C’est une thrombophlébite suppurée de la veine porte avec
une mortalité élevée.
Elle peut se compliquer d’abcès, hépatiques multiples et la mortalité est élevée. La pyléphlébite se présente habituellement avec :

  • Fièvre élevée
  • Frissons
  • Ictère modéré du à la destruction du parenchyme hépatique par les abcès.

À quoi sert l’appendice ?

Selon Cyril Stenfunko, hygiéniste naturopathe, l’appendice est :

  • la buvette à huile de l’intestin
  • le poste de commande des contractions
  • la caserne des gendarmes anti-bactériens
  • l’équilibreur yin yang du ventre

et, contrairement à la croyance de la médecine orthodoxe, l’appendice n’est pas une option inutile de la création, qu’il convient de supprimer à la moindre alerte.

Pendant que les matières venant de l’intestin grêle sont desséchées en partie et collent aux parois du gros intestin, freinant leur transit, l’appendice secrète un fluide huileux qui ramollit les croûtes et lutte contre la  prolifération microbienne, surtout lorsque le transit est ralenti.

L'appendice pourrait aussi avoir une fonction immunologique si l’on considère l’abondance du tissu lymphoïde quelle contient. Les fibres afférentes, conductrices de la sensation de douleur émanant de l’appendice, accompagnent les fibres sympathiques et entrent dans la moelle au niveau du Xième nerf thoracique : c’est ce qui explique la douleur référée dans la région ombilicale.

Voilà pourquoi l'ablation de l'appendice n'est pas sans conséquences

Comment éclate la crise ?

Pour le Dr Championnière, toutes les appendicites ont pour point de départ une consommation excessive de viande. Cette affection est pratiquement inconnue chez les végétariens. Il faut rappeler, en outre, que notre intestin, qui mesure 8 mètres, n’est pas celui d’un carnivore qui, à poids égal, possède un intestin de 3 m seulement afin qu’il n’y ait pas de stagnation toxinique des matières cadavériques.

Il est à remarquer que le passage de la onzième année présente, chez les enfants, un risque statistique d’appendicite. Ceci est probablement dû à une adaptation énergétique fragilisante menant à un excès passager de yang. Une alimentation carnée, donc très yang, est donc de nature à aggraver la situation. Une constipation s’installe, favorisant la prolifération microbienne. L’appendice, organe lymphoïde, est momentanément dépassé par les événements et s’enflamme.

L’appendicite aiguë est classiquement décrite comme suit : vague douleur péri-ombilicale accompagnée d’anorexie, de nausée et de vomissement. La douleur migre ensuite à la fosse iliaque droite et une fièvre légère apparaît. Souvent, le patient affirme n’avoir jamais ressenti une douleur comme celle-là. La réalité est souvent différente de cette description. En pratique clinique, les modes de présentation varient énormément.

La fausse piste des chirurgiens

Il y a une soixantaine d’années, de nombreux chirurgiens constatèrent, lors de appendicectomies, la présence de pépins de raisin dans les appendices. Des communiqués médicaux furent diffusés de par le monde, mettant en cause les pépins de raisin dans cette affection aigue.

Pendant des années, beaucoup de personnes appliquèrent la consigne stricte de ne pas avaler les pépins de raisin. Pourtant, non seulement les cas d’appendicite ne régressèrent pas, mais ils augmentèrent plus que jamais. La raison est que, en fait, les pépins constituent un évacuateur par effet de râpe de l’appareil intestinal. Certaines peuplades avalaient même de petites quantités de gravier  pour mieux « brosser » les parois de leur intestin. Le son, la cellulose, les petits noyaux, sont, tout en étant indigestes, d’excellents décapeurs intestinaux qui mobilisent le transit, donc empêchent la constipation.

Les symptômes

Il y a perte d’appétit, le teint est pâle et terreux, le malade est nauséeux et peut avoir des vomissements. Il réagit à la palpation de l’appendice (bas-ventre, côté droit, pour ceux qui ne savent pas).

Traitement

Surtout ne pas manger tant que l’on n’a pas faim et, si l’on mange quelque chose, jamais de viande, de poisson ou de gâteaux secs. Un régime végétarien strict règle une appendicite en quelques jours.

Des légumes cuits, des pommes cuites font parfaitement l’affaire.

Mais il ne faut pas attendre que la situation se dégrade avec fièvre et douleurs violentes du ventre pour se décider à faire quelque chose. Il y a alors risque d’éclatement de l’appendice avec diffusion de pus et péritonite.

Pour accélérer la guérison

  • Cataplasmes d’un mélange à 50% de farine de sarrasin et de sel grillé à la poêle. Faire une pâte et appliquer froid pendant 2 heures. L’amélioration doit être rapide.
  • Argile au lever : 1 cuillère à café dans un verre d’eau que l’on aura préparé la veille au soir en mélangeant bien avec une cuillère en bois. Les 3 premiers jours, ne boire que l’eau sans remélanger pour éviter la constipation. Continuer 21 jours, même si la crise est passée au bout de quelques jours.
  • Extraits de pépin de pamplemousse : 30 gouttes, 3 fois par jour.

L'appendicite aigüe : de nombreuses erreurs de diagnostic

L’appendicite aiguë est un diagnostic fréquent qui se conclut en général par une intervention chirurgicale précoce. On estime qu’environ 7 % de la population des pays industrialisés aura une appendicite aiguë au cours de sa vie. Mais les erreurs diagnostiques sont fréquente.

Contrairement à la croyance populaire, le nombre d’erreurs diagnostiques n’a en effet pas changé depuis plus de 10 ans malgré la venue sur le marché d’outils diagnostiques de plus en plus performants.

Dans certains sous-groupes comme les femmes en âge de procréer, les personnes âgées et les enfants, cette proportion peut atteindre 45 %. Ce constat est inquiétant et mérite qu’on s’attarde aux causes possibles de cette proportion apparemment élevée d’erreurs diagnostiques, qui se maintient en dépit de l’évolution des connaissances et d’outils diagnostiques plus précis.

Chez l’enfant, les symptômes et les signes cliniques semblent  différents dans leur présentation si on les compare aux adultes.

Dans le cas des personnes âgées, les symptômes sont souvent plus frustres ou masqués par d’autres maladies concomitantes comme le diabète, un côlon irritable, etc.

Chez la femme, les  maladies gynécologiques,  à proximité de l’appendice, rendent l’évaluation plus laborieuse et la situation est encore plus difficile lorsqu’il y a une grossesse.

Le diagnostic probabiliste tel que celui employé par le corps médical aujourd'hui n’est donc pas infaillible, il permet tout juste de préciser et d’estimer les incertitudes.

 

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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