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Antibiotiques :
allons-nous
tous mourir ?

Article paru dans le journal nº 14 Acheter ce numéro

C'est un véritable film catastrophe que vient de nous décrire l'OMS en expliquant il y a quelques jours que « le monde s'achemine vers une ère post-antibiotiques, où des infections courantes et blessures mineures qui ont été soignées depuis des décennies pourraient à nouveau tuer ». Pire que le réchauffement climatique - car située dans un avenir plus proche - cette ère post-antibiotiques fait froid dans le dos.

Car sans le rempart des antibiotiques, les bactéries et les champignons s'en donneraient sûrement à cœur joie dans nos organismes devenus incapables de se défendre seuls. On imagine la suite... Décès par milliers, effondrement du système de soins, méfiance généralisée envers la nourriture, peur du contact avec les autres, exode urbain massif, créations de zones de quarantaine...

J'exagère, dites-vous ? Pas du tout. Rappelez-vous, c'était en 2011 en Allemagne. Cette année là, 50 personnes sont mortes après avoir été contaminées par un souche de la bactérie d'Escherichia coli présente dans des graines germées. Les scientifiques allemands qui l'ont étudiée ont en effet constaté qu'elle était résistante à toutes les classes d'antibiotiques (même celles réservées à l'usage hospitalier) et à toutes leurs combinaisons. Escherichia coli, on le sait, est pourtant une bactérie intestinale plutôt commune et sa variante mortelle aurait dû être éliminée par la simple prise d'antibiotiques, sauf que là... ça n'a pas marché.

Cette souche ultra-agressive est loin d'être la seule à avoir acquis ce type de résistance aux médicaments. Et depuis 2011, bien d'autres souches tout aussi résistantes et tout aussi dangereuses pour l'homme sont nées, dans cette famille ou dans une autre.

Comment ont-elles pu acquérir ce pouvoir ? Ne cherchez pas du côté des savants-fous de la guerre bactériologique, la réalité est beaucoup plus simple. la plupart des bactérie ont en effet la faculté de modifier leur ADN en quelques heures (20 minutes pour Escherichia coli), c'est grâce à cette faculté que les bactéries ont survécu aux conditions les plus extrêmes rencontrées au cours de l'histoire de la Terre.

Si une bactérie rencontre un antibiotique elle meurt en général, mais quelques unes survivent et intègrent dans leur ADN la protection contre cet antibiotique. Laissons-les se reproduire et confrontons-les à un autre antibiotique, la plupart mourront encore, mais les survivantes seront devenues résistantes à deux antibiotiques... et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'antibiotiques efficaces.

Or, aujourd'hui, les occasions de rencontre entre une bactérie et un antibiotique sont plus que nombreuses. Chez l'homme ou chez les animaux d'élevage, on a usé et abusé de ce type de médicaments. Les déjections des uns et des autres, chargées de résidus d'antibiotiques impossibles à traiter dans les stations d'épuration, ont imprégné irrémédiablement les cours d'eau, les champs, les cultures... les bactéries connaissent maintenant toutes ces molécules... et ne les craignent plus.

La terrible bactérie allemande annonçait d'autres mutations, bactériennes ou fongiques et maintenant, le mal est fait. Le plus affreux étant que, même si vous n'avez jamais pris aucun antibiotique de votre vie, même si vous pratiquez un élevage sans produits phytosanitaires, vous n'êtes pas à l'abri pour autant. La bactérie est mortelle, elle vous tuera peut-être un peu moins vite que ceux qui ont laissé leur système immunitaire à l'abandon, mais elle vous tuera quand même.

A moins que vous n'utilisiez des antibiotiques ou des antifongiques naturels qui, eux, n'ont pas l'air de perdre leur pouvoir dans le temps (comment expliquer, sinon, que la propolis continue de protéger les abeilles des microbes et champignons après des milliers d'années d'utilisation). Argile, épin de pamplemousse, argent colloïdal, huile d'origan, huiles essentielles.... il y aura le choix. Ce sera peut-être le moment où les remèdes de la médecine naturelle prendront la place qu'ils méritent. Mais nous aurons payé très cher tout le temps perdu par l'establishment médical, qui n'a rien voulu savoir de ces trésors.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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