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Apnée du sommeil : quand dormir étouffe

Dossier réalisé avec le concours du Dr Naïma Bauplé et de Vittoria Siegel (conseil en médecine nutritionnelle)  rédigé le 06 avril 2016 à 16h31
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Qu’on la nomme syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) ou syndrome d’apnée et d’hypopnée obstructive du sommeil (SAHOS), l’apnée du sommeil est une maladie redoutable. Il y a encore cinquante ans, elle ne concernait que les personnes présentant une obésité extrême. Sa prévalence de nos jours affole les compteurs statistiques. Des faits qui nécessitent d’urgence des réponses.

La reconnaissance des syndromes d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) et d’apnée et d’hypopnée obstructive du sommeil (SAHOS) est récente puisque la première description ne date que de 1956. D’abord baptisée syndrome de Pickwick (du nom d’un personnage de Charles Dickens dans Les aventures de Monsieur Pickwick), l’apnée du sommeil ne concernait alors que des personnes présentant une obésité extrême. Elle est actuellement très médiatisée du fait de sa prévalence croissante au sein des populations de culture occidentale. Le SAOS touche tous les âges de la vie. Caractérisé par des phases de faible ventilation (hypopnée) et des phases de pauses respiratoires (apnées), il provoque une altération des fonctions physiologiques à tous les niveaux de l’organisme, ce qui se traduit pour qui en souffre par une baisse progressive de son état de santé, de sa qualité de vie ainsi que de celle de son entourage.

Des statistiques affolantes

L’importance du phénomène est difficile à quantifier car seuls certains examens permettent d’établir le diagnostic. Une étude a récemment été réalisée en France sur un échantillon d’un peu plus de 12 000 personnes représentatives de la population française, âgées d’au moins 16 ans. Le pourcentage de sujets présentant des signes évocateurs de SAOS est deux fois plus élevé que celui des sujets diagnostiqués suite à un bilan médical (4,9 % versus 2,4 %).

Quelques certitudes toutefois : le SAOS est deux fois plus fréquent chez l’homme que chez la ...

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Article paru dans le numéro 34, pour lire l'intégralité de cet article, achetez ce numéro à l'unité

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