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Lithothérapie, le vrai mode d'emploi

Dominique Vialard  rédigé le 25 février 2014 à 18h10
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Vous recherchez la pierre de chance ? La pierre qui vous fera rencontrer l'homme ou la femme de votre vie ? La pierre du « retour de l'être aimé ». Alors ne lisez pas ce qui suit. Achetez plutôt des livres, ces dix dernières années, il est en sorti plus de 150 sur le pouvoir des pierres... Vous y trouverez certainement matière à rêver ! Bien sûr, ça marche une fois sur deux si l'on tient compte de l'effet placebo et de la puissance miraculeuse de la croyance. Mais on peut tout aussi bien aller voir une voyante dans une roulotte, les résultats seront les mêmes et au moins, il n'y aura rien à expliquer.

Une pratique subtile qui exige une grande culture

Dans l'art de soigner, la lithothérapie est l'une des plus anciennes pratiques qui soit. Comme pour les plantes, on sait empiriquement que les pierres ont des effets sur l'homme. Mais la plupart des savoirs traditionnels sur le pouvoir guérisseur des pierres sont aujourd'hui enfouis, presque introuvables. C'est pourquoi la pratique moderne de la lithothérapie doit s'appuyer sur un corpus culturel aussi profond qu'étendu.

Entre géologie et minéralogie, alchimie, oligothérapie et médecine énergétique, entre recherche de la pierre philosophale et pratiques anciennes datant de l'homme des cavernes, c'est un métier d'érudit. Bien sûr, le simple énoncé des fondements de la lithothérapie peut faire sourire, mais je ne suis pas de ces esprits rationalistes qui rejettent sans nuance les effets des pierres sur notre santé ou notre vitalité parce qu'on ne peut les expliquer par la petite lorgnette de la science moderne.

C'est la première chose à savoir, un lithothérapeute sérieux ne fait pas de magie, il travaille selon les propriétés physiques et chimiques des pierres, leurs fréquences et leurs qualités « vibratoires » (c'est là que les rationalistes crient au scandale !) et leur symbolique. Ce dernier point n'est pas le moindre : il demande de solides notions historiques, culturelles et des savoirs divers (chromothérapie, médecine énergétique, etc.).

Certains lithothérapeutes vous surprendront par la justesse de leur compréhension, à la limite du médiumnique, d'autres vous emmèneront sur des chemins spirituels. Au final, vous ressortirez de cette consultation avec une ou des pierres de soins et un mode d'emploi. Vous n'aurez peut-être pas compris la moitié des explications que l'on vous aura données, mais si vous êtes bien tombés, vous saurez ce que vous devez faire en confiance et ce que vous ne devez pas faire avec les pierres.

Entre mythes et réalités : abus et valeurs sûres

La lithothérapie est rythmée par des effets de mode aussi et vous verrez pourquoi plus bas. Ces temps-ci, la sugilite, la shungite (gros business sous contrôle russe), l'obsidienne ?il céleste, la diopside (blackstar) ont la cote. Ces pierres auraient de puissants effets, sur les plans thérapeutique et spirituel.

Ce n'est pas faux et Sophie Muzard, qui exerce dans l'Ariège - et qui fait partie des professionnels expérimentés (sa perspicacité me surprend toujours) - voit, par exemple, dans la sugilite, un minéral violet noir rare, et donc souvent contrefait, la pierre de l'ère du Verseau par excellence, symbole d'élévation de la conscience. Elle vous conseillera aussi de la porter sur vous si vous souffrez de déséquilibre psychique (si vous êtes bipolaire par exemple) ou pour vous aider à remonter votre système immunitaire pendant ou après une chimiothérapie. Mais elle vous dira également de faire très attention à ne pas utiliser ces pierres si vous n'êtes pas guidé et proscrira carrément l'usage de certaines, comme la diopside, qu'elle juge dangereuse.

Il y a sans doute du tri à faire parmi ces pierres-tendances vendues à toutes les sauces mais appuyez vous sur un professionnel pour le faire, sans hésiter à exercer votre sens critique. Maintenant, si vous êtes sceptiques sur le pouvoir des pierres sur votre psychisme ou votre niveau de conscience, retenez que leurs propriétés physico-chimiques leur confèrent souvent des effets que tout un chacun peut expérimenter par simple contact ou à travers les élixirs de minéraux. Sachez aussi que l'on est souvent attiré naturellement par la pierre qui correspond à nos besoins. J'en profite pour faire une parenthèse sur les élixirs de minéraux. Les fabricants sérieux ne sont pas légion.

Voici ce que vous dira un lithothérapeute sérieux

On trouve des centaines de pierres et minéraux dans les catalogues des boutiques spécialisées. Il serait trop long ici d'enumérer toutes leurs propriétés, mais j'ai demandé à plusieurs lithothérapeutes de me donner quelques exemples de propriétés indiscutables.

  • Le cristal de roche ou quartz : porté en collier, il génère une fréquence qui peut être bénéfique si vous soufrez d'un désordre d'influx nerveux. Comptez plusieurs jours avant d'observer du mieux. Attention : le quartz ne convient pas à tout le monde et il peut aussi en sortir un déséquilibre si vous n'en avez pas besoin !
  • Le calcium : il charrie l'oxygène véhiculé par le fer dans le sang dans tout le corps de la thyroïde aux ovaires et aux testicules en passant par le cerveau et ce qui se voit le plus : le blanc de vos yeux. Vital. A utiliser sous forme de plâtre, de fluorite ou d'apatite au contact de la peau.
  • La rhodocrosite : elle permet à une femme ménopausée d'agir sur ses bouffées de chaleur, sa régulation hormonale et émotionnelle.
  • L'apatite : elle aide à contrer les problèmes d'ostéoporose quand on la porte en collier aussi (il en faut une bonne masse).
  • La covélline : elle atténue les douleurs diverses quand on l'utilise en massage.
  • La blende : excellente pour les problèmes bénins de prostate. Il suffit de porter une plaquette de blende collée sur le pubis avec un sparadrap pour débloquer la situation en 8 jours.
  • L'ambre : les frottements sur la peau de cette pierre mythique génèrent des courants électriques. Ces décharges très douces équilibrent les influx nerveux du corps. En outre, l'ambre contient de l'acide succinique (à base de soufre) qui apporte une action calmante. L'homme s'en sert pour cette raison depuis le Néolithique.
  • La fluorite : voilà un excellent équilibrant car en envoyant du calcium dans tout le corps, elle le stimule et le rééquilibre. Les gens hypersensibles ont d'ailleurs tendance à être attirés par cette pierre qui naturellement va leur faire du bien.
  • La tourmaline : elle a le pouvoir de créer un champ magnétique dans un autre champ magnétique et de dévier les ondes de ce dernier. Il n'est donc pas exclu qu'elle protège des ondes électromagnétiques de l'environnement.

Comment les hippies ont tout bazardé

Ce sont les hippies qui, après avoir découvert la médecine ayurvédique ou la médecine tibétaine ont remis au goût du jour l'art de soigner par les pierres, réinventant au passage symbolique et charlatanerie au profit des marchands de cailloux.

Cette lithothérapie qui soigne les « corps subtils » via les chakras et l'aura a ses maîtres : Daya Chocron aux USA et Reynald Boschiero en France. Deux précurseurs, deux excellents minéralogistes au demeurant. Mais les suiveurs, nombreux, ont surtout développé un négoce d'enfer. Cette vague ésotérico-marchande est partie de Californie, est redescendue au Brésil (plateforme de ce commerce) puis revenue en Europe et en France.

Aujourd'hui, les grossistes font la loi et la Bourse aux minéraux de Sainte Marie aux Mines ? la seconde manifestation du genre après Tucson (USA) ? qui se tiendra cette année dans quelques jours, impulse le business français des dernières tendances nord et sud-américaines.

C'était pourtant bien parti avec les Egyptiens...

Un bref retour en arrière s'impose donc pour y voir plus clair dans ce domaine où tous les coups sont permis. On retrouve la trace de la première pharmacopée minérale sur des tablettes sumériennes, une liste des indications thérapeutiques d'une centaine de minéraux dont l'alun, le soufre, le gypse... Mais c'est en Egypte que l'on en retrouve le plus de traces. Des papyrus datant de 1 600 à 1 500 av JC, indiquent ainsi l'emploi de nombre de drogues minérales : calcaire, carbonate de calcium (antiacide), magnésie (laxatif), sels de cuivre (antiseptiques et astringents)...

On sait aussi qu'au temps des Pharaons, on portait du soufre en collier pour guérir de nombreux maux. De siècle en siècle, la lithothérapie a atteint son apogée avec Nicolas Lemery, médecin de Louis XIV et auteur du fameux « Dictionnaire Universel des Drogues Simples ». C'était alors un pilier de la pharmacie. Lemery donne dans ce livre des instructions sur l'améthyste, la malachite, le borax, le calcaire, le soufre - le Roi Soleil en usait et abusait - et bien d'autres matières minérales. Quelques décennies plus tard, Lavoisier lancera la chimie. A cette époque, un adage domine : « La géologie est la mère de toutes les sciences ». Et Lemery reste jusqu'en 1914 une référence en produits pharmaceutiques.

Entre-temps, les frères Curie (Pierre et Jacques) auront eu le temps d'étudier le quartz et de découvrir les principes de la piézo-électricité qui expliquent en partie (comme l'effet « pyromagnétique ») la qualité « vibratoire » de certains minéraux. Ils montrèrent tout simplement comment un quartz vibre quand on lui envoie un courant électrique et comment a contrario il produit un courant électrique quand il est soumis à un mouvement. Un principe de base qui s'applique à beaucoup de pierres. Mais l'essor de la lithothérapie ne durera qu'un temps. Le métier sera terrassé au 20ème siècle, victime des deux grandes guerres, étouffé par l'essor spectaculaire de la chimie industrielle. Il sort des officines et disparaît de la culture médicale.

L'homme est « tout chimie »

Heureusement, il existe malgré tout des scientifiques comme l'ingénieur géologue, chimiste et historien du savoir Philippe Perrot-Minnot (auteur de plusieurs ouvrages sur la lithothérapie*) qui tentent de redonner à cette art de soigner ses lettres de noblesse par une approche associant savoirs scientifiques et connaissances de la physiologie du corps humain.

Jusqu'ici, ni l'Académie de Médecine ni l'Ordre des Médecins, qui ont pourtant connaissance de ses travaux, n'ont réussi à le prendre en défaut. On rappellera donc avec lui que l'homme est définitivement « tout chimie », « tout minéral », « tout acide ». C'est une certitude. Mais au contraire de la matière inanimée, l'humain est composé d'éléments non métalliques. Depuis les premiers acides aminés sur terre, la vie dépend des échanges entre les métaux et les non-métaux (acides : « accepteurs d'ions métalliques »). Et comme il y a dans le corps des électrolytes, il y a passage d'ions donc de courants électromagnétiques qui expliquent certaines interactions du corps avec les pierres.

Mais dites minéral, on vous répond caillou ! Et pourtant toute la substance matérielle de l'univers est minérale : dans le fameux tableau de Mendeleïev que tout le monde a au moins aperçu à l'école, ne figurent ni végétal, ni viande, ni os, mais uniquement des atomes de substance minérale !

S'il ne fallait utiliser qu'un seul minéral, ce serait le soufre

Cette approche purement chimique du corps humain m'a poussé à m'intéresser au soufre, un composant essentiel de notre corps. Personne ou presque ne vous en parlera. Ce n'est pas un business : ce minéral vaut trois fois rien et a de plus très mauvaise réputation.

Depuis la découverte des premiers volcans par nos ancêtres, il est associé à la mort, aux châtiments du ciel et maintenant à la poudre à canon et aux émanations les plus fétides, comme celles de l'industrie (acide sulfurique, dioxyne, etc.). Du coup, même les lithothérapeutes oublient souvent sa fonction centrale dans la chimie du corps humain. C'est un composant essentiel des globules rouges (qui sait qu'il y a plus de soufre dans le sang que de fer ?), un régulateur du foie et par sa capacité à réagir avec la majorité des éléments chimiques, un acteur incontournable de notre métabolisme général et de la vie. Tout organisme vivant étant acide(s) à 100% et le soufre étant le premier élément pour produire des acides... CQFD.

Un seul exemple de son rôle vital dans le métabolisme : sans lui, l'eau dont nous sommes constitués à plus de 60% ne se maintiendrait pas dans notre corps vertical mais descendrait dans nos pieds. Le soufre comme gestionnaire de l'eau n'est jamais cité et pourtant, grâce à sa présence dans les albuminoïdes, que ce soit dans les tissus végétaux ou animaux, l'eau peut rester disponible dans toutes les parties du corps.

Le médecin de Louis XIV avait raison

Le roi Soleil, je l'ai dit, faisait grand usage du soufre et ce n'est pas absurde. On sait qu'il souffrait de migraines, d'indigestions fréquentes (tu m'étonnes !) et de maladies de peau. Or le soufre que lui prescrivait Lemery agit dans ces trois domaines. L'intérêt du soufre passe d'abord par l'équilibre du pH, notre taux acido-basique en milieu acide, jusque dans notre cerveau où sans cet équilibre apparaissent migraines ou dysfonctionnements plus sérieux.

Le soufre a un énorme pouvoir acide qui fait qu'il accentue tous les phénomènes alcalins : c'est ainsi qu'il potentialise les propriétés du calcium que l'on trouve partout dans le corps humain. Ensuite, il intervient à bien des stades. Par exemple :

  • Sous sa direction, dans le foie, le fer est recyclé dans le sang circulant tandis que le sodium va être dosé et le surplus dirigé vers la bile pour ses précieuses sécrétions.
  • Au niveau de l'estomac, il assure la production d'acide chlorhydrique et régule le métabolisme digestif.
  • Il protège notre peau des attaques de l'environnement et on le retrouve dans la kératine des poils, des ongles et de la corne qui se forme sous nos pieds par exemple pour nous protéger de l'effet des frottements.
  • Dans les yeux, le soufre maintient l'équilibre (pH notamment) de l'humeur vitrée (soit 80% de l'?il). Pour l'anecdote, le khôl utilisé en maquillage depuis les Egyptiens, est confectionné à base de soufre puisqu'il s'agit de sulfure d'antimoine, un minéral qui provoque une certaine dilatation de la pupille que l'on utilisait comme collyre avant l'invention des collyres chimiques...

Sous ses multiples formes, sulfates et sulfures (ces derniers ayant une activité électrique utile au système nerveux), il intervient en fait partout en s'associant à tous les oligoéléments.

Quel soufre utiliser et comment s'en servir ?

Le soufre qu'on trouve dans la nature s'effrite et on ne peut donc le garder longtemps. Il existe cependant sur le marché des galets de soufre tels ceux que confectionne lui-même le chimiste Philippe Perrot-Minnot selon un procédé qu'il a mis au point avec un médecin allemand, Claus Hoffmann. Vous pouvez vous en procurer ici (avec un petit livret explicatif). Sous cette forme compacte de galet de massage, il a à la fois une action chimique et une action vibratoire. En outre, il peut durer plusieurs années et ne présente aucun danger. On l'utilise donc toujours en externe, sous forme de massages. C'est ainsi qu'il :

  • atténue les douleurs d'origines diverses (musculaires, articulaires, abdominales, stomacales et autres) en quelques minutes par simple massage local, sans risque d'effet secondaire ou de surdosage.
  • stoppe aussi la plupart des migraines en stimulant l'activité du liquide céphalo-rachidien. Cela vaut pour les sinusites qui peuvent ainsi disparaître en moins d'une heure.
  • soulage les maux de poitrine et les problèmes respiratoires en apportant une meilleure oxygénation au niveau des poumons : on se massera à cet effet le cou et la poitrine.
  • stimule le sang, le foie et la digestion, et améliore les problèmes hépatiques : il suffit pour cela de se masser l'abdomen horizontalement au niveau du foie, du pancréas et de la rate.
  • supprime les démangeaisons et atténue les problèmes de peau (boutons ou affections sans plaie) en quelques jours.

Mise en garde : le soufre jouant un rôle primordial dans l'évolution de l'embryon et dans le déclenchement de l'accouchement, les femmes enceintes doivent pratiquer ces massages avec parcimonie. Mieux vaut dans cette période utiliser de la rhodocrosite qui stimule le fonctionnement hormonal et de la malachite qui agit sur la régulation organique (un bracelet en cuivre fait aussi bien l'affaire).

Du point de vue pratique : ce galet de soufre est fragile, il faut donc faire attention à ne pas le laisser tomber car il se brisera. Vous pourrez toujours utiliser les morceaux restants, mais c'est nettement moins agréable et moins pratique. Donc, tenez-le fermement, ne le mouillez pas et employez-le de préférence quand vous êtes dans votre lit.

Pourquoi le soufre ? Parce que c'est la meilleure manière de tester la lithothérapie

C'est bien en galet de massage qu'il faut utiliser ce soufre. Cela suffira sans doute à vous convaincre qu'un minéral n'a pas besoin d'être absorbé pour faire de l'effet. Et si vous constatez une amélioration, vous admettrez sans doute comme moi qu'un minéral a des propriétés vibratoires, même s'il est difficile de les caractériser scientifiquement. Vous aurez fait vos premiers pas dans l'univers de la lithothérapie sérieuse, celle qui n'a pas besoin de faire appel à la magie pour soigner.

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